Archives de Tag: rédaction

Site TELERAMA

Le site Télérama.fr est une coproduction quotidienne entre la rédaction du journal et l’équipe chargé de la sphère sur le web. Télérama et Télérama.fr sont donc conçus par la même rédaction. Le site propose plusieurs rubriques comme l’actualité media/net, la télévision, la radio ou encore le cinéma. La rédaction a donc profiter de la sortie du biopic sur Alfred Hitchcock pour réaliser un article sur le célèbre réalisateur dans la rubrique cinéma.

Qu’est ce qu’un « MacGuffin » ? Comment réussir un méchant magnifique ? Qu’est ce qu’un vrai bon suspens ?

La rédaction de télérama, en collaboration avec quartes cinéastes et cinéphiles français a décidé de répondre à ces questions en concoctant un petit manuel de la frousse hitchcockienne en six chapitres. Le rédacteur Aurélien Ferenczi à pris soin d’illustrer les différents principes en insérant des vidéos dans le texte.

Le cinéma d’Hitchcock repose sur six principes :

Diriger le public.

Distinguer surprise et suspens.

Plus réussi est le méchant, plus réussit sera le film.

Filmer le faux pour accéder à la vérité émotionnelle.

Remplir la tapisserie.

Se servir du genre pour le dépasser.

C’est a travers ces six principes que les quatre cinéastes français parviennent à décrypter les codes du cinéma d’Hitchcock.

Selon eux c’est en dirigeant le public que l’ont peut amener le suspens. Il ne suffit pas de diriger les acteurs et les techniciens. Hitchcock utilise d’ailleurs cette expression : « direction de spectateurs » à propos de Psychose où il balade le public en faisant disparaître le personnage principal dans la logique de l’absurde. La direction du public est la clé de voûte du système.

Ils font la distinction entre surprise et suspens. La surprise arrive sur le moment et le suspens s’étend sur la durée. C’est en mélangeant les deux que Hitchcock parvient à balader le public et à instaurer ce climat de tension.

Ils apportent une grande importance au personnage principal. Pour réaliser un vrai film de suspens, il faut porter une grande attention à la création du méchant. Il doit être à la fois fascinant, dangereux, séduisant et terrifiant.

Enfin, selon eux, il faut filmer le faux pour accéder à la vérité émotionnelle. Il faut que l’action soit enrichie d’une foule de détails. Le cinéaste Arnaud Desplechin pense que la signature d’Alfred Hitchcock repose sur ce principe. Le but étant de se servir du genre pour le dépasser.

C’est par l’entretient d’un petit groupe de cinéaste français que la rédaction de Télérama parvient à nous proposer un manuel du cinéma d’Hitchcock en 6 leçons.

Enfin je terminerai par la citation du cinéaste Olivier Assayas :

« On a l’impression de connaître le système par coeur, comme ces disques des Beatles qu’on a trop écoutés, mais revoir les films met dans un état d’émerveillement. Notamment par la pureté du style, comme chez Vermeer ou Racine ! »

M.L

Publicités
Tagué , , , , , , , , , , , , , , ,