Archives de Tag: Hitchcock

Site Jibrile

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Bonjour, le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Jibrile.

Il agit comme une revue politique et littéraire et a été créée en 2003 en Belgique, à Liège. Il est dirigé par un philosophe et politologue, Frédéric Dufoing et par un abrégé en langues et en littératures romanes (ainsi qu’auteur et critique) Fédéric Saenen.

L’objectif principal de Jibrile est de critiquer la modernité, la logique technologiste et défendre la liberté comme “système de refus du pouvoir”. Défendre l’humanité contre l’humanisme, donc de l’humanité contre ce qui, sous prétexte de l’améliorer ou de s’approprier ses origines, la contrôle ou la détruit.

Les auteurs n’hésitent donc pas dans les articles présentés à revendiquer leurs pensées, à dénoncer et à être virulent  La présentation du site est écrite avec un certain humour noir et un cynisme corrosif pour marquer le lecteur.

La présentation de ce site est assez simple mais agréable.Les couleurs sont épurées, du blanc et du rouge ce qui offre un certain sérieux.

Nous disposons de différents liens sur le côté gauche de l’écran pour accéder aux rubriques proposées. Elles sont diversifiées allant des dossiers aux poèmes.

La page qui va nous intéresser concerne bien entendu le cinéma d’Hitchcock et se nomme “Hitchcock: Le suspense comme mithridatisation du spectateur”. Elle a été rédigé par l’un des rédacteur en chef du site: Frédéric Dufoing.

C’est une page PDF disponible en ligne.

Pour débuter l’explication de cette page, nous devons définir le mot “mithridatisation” qui, selon la page wikipédia, signifie la désensibilisation ou la résistance à un produit toxique par son assimilation en dose croissante. Ce qui correspond par exemple à une vaccination.

Ce texte va donc jouer sur l’assimilation du suspense chez le spectateur.

Frédéric Dufoing débute son article en présentant certains lieux “communs” sur le cinéma d’Hitchcock et certaines critiques qui considèrent son cinéma comme appartenant à un style mineur. Mineur car ludique et facile. Facile car appartenant à un style codifié et donc, du point de vu de certains, limité.

Dans son article, Frédéric Dufoing veut dépasser ces préjugés en montrant que le genre de suspense présenté par Hitchcock dépasse justement ces facilités pour proposer quelque chose de bien plus cérébrale.

Il veut aussi montrer qu’Hitchcock se permet, par son génie, de révéler certaines libertés à ce genre.

Et par cela, il présente l’oeuvre d’Hitchcock comme une oeuvre de “contre-propagande”.

Il définit la propagande comme étant “ l’ensemble des techniques qui permettent, d’une part, de faire croire quelque chose à quelqu’un et, d’autre part, de manière concomitante, d’écarter toute

possibilité que cette croyance soit perturbée, ébranlée, affaiblie.” La propagande fabrique, dans ce cadre là, des stéréotypes et différents schémas d’actions que le spectateur sait à force reconnaître.

Le suspense chez Hitchcock selon Dufoing serait donc “la manifestation de la logique de manipulation hitchcockienne, autrement dit la manière par laquelle la propagande montre ses mécanismes à celui-là même qui en est le dupe”

Ceci par la structuration de son oeuvre, la dissymétrie d’information, la relativisation et le retournement constant du réel ou des stéréotypes.

Il explique alors tout le jeu d’Hitchcock qui part moment, brouille les pistes avec le spectateur en insérant un élément qui va lui faire prendre sa distance par rapport au récit afin d’observer les mécanismes de narrations. Le spectateur observe la façon dont il est flouté. “Le rôle assigné au spectateur n’est pas de deviner la vérité, de résoudre l’énigme, mais de saisir pourquoi il y est arrivé, ou non.”

Le spectateur s’observe se faire happer dans la logique du film. Ceci en proposant une implication dans le film à l’aide d’indices, de signes et d’épreuves qu’il peut capter. Les hypothèses qu’il crée participe à l’élaboration du film et au jeu qu’Hitchcock a entrepris.

Cependant, comme Dufoing le précise, le réalisateur joue sur la dissymétrie des informations entre spectateurs et personnages ainsi que sur les stéréotypes. Les stéréotypes sont intégrés chez le spectateur et Hitchcock s’amuse à les détourner pour que qu’il se sente dupé.

Le spectateur élabore une trame scénaristique mais se retrouve floué et doit chercher comment. Il réfléchit alors aux mécanismes qui a permis sa duperie.

Hitchcock ment à ses spectateurs en leur faisant apercevoir des éléments qui les font interpréter ou mal interpréter ceux qui vont suivre. Tout ce joue dans la psychologie du personnage et du spectateur.

G V

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Site ARTEFAKE

Alfred Hitchcock

Le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Artefake:

Il s’agit du site internet d’une association du même nom  qui a été créée en 2004 à Dijon. Leur but est de promouvoir l’art magique. C’est à dire de faire valoir l’illusion et la magie comme une discipline artistique à part entière.

L’apparence du site est quelque peu déroutante. La banderole qui affiche le titre d’Artefake montre aussi un logo de grenouille qui peut faire douter de la crédibilité des articles proposés. Nous pouvons aussi être dérangé par  l’apparition de quelques publicités.

En parcourant seulement la page d’accueil, nous pouvons constater que le site est souvent mis à jour.

Les articles publiés sont classés en thématiques sur le côté droit. En allant sur la page de l’équipe, nous pouvons voir que les informations personnelles qu’ils transmettent sont minimes. Ils nous donnent l’adresse de l’association et la fonction des principaux fondateurs et présidents. Les liens sur les participants ne sont ensuite que des adresses e-mails pour pouvoir communiquer avec eux.

L’article qui va nous intéresser se trouve bien évidemment dans la thématique « Cinema » et, si nous n’avons pas la date de publication, nous pouvons voir qu’il a été mis à jour le 1er mars 2013 (lors de la rédaction de ce post sur notre blog).

L’auteur est Sébastien Bazou qui est aussi le Président du Bureau et le Directeur de la publication du site Artefake.com.

Sébastien Bazou présente cet article comme une longue dissertation (ou un dossier) visant à montrer l’utilisation de la grammaire de l’illusion par Hitchcock dans ses films, dans son utilisation pour l’angoisse et la terreur chez le spectateur.

Il organise sa rédaction en s’intéressant dans un premier temps à tout l’aspect visuel de l’illusion, dans un deuxième temps au rapport avec le spectateur, puis à la construction de la narration, aux outils pour la mise en œuvre et enfin à l’émotion que cela suscite chez le spectateur.

Cet article est protégé par la loi L.113-1 du Code de la propriété intellectuelle qui empêche la reproduction même partiel des éléments. Notre analyse du contenu ne fera donc que survoler ce document que nous vous invitons à lire.

Il entend dans l’aspect visuel la clarté dans le cinéma hitchcockien, c’est à dire la simplicité et la pureté avec laquelle les éléments sont montrés visuellement.  Il montre ensuite l’organisation des éléments visuels et le rapport que l’on peut avoir à la forme.

Ensuite, nous avons une autre sous partie sur Saul Bass, le graphiste qui a réalisé les génériques des films, montrant comment il arrive à synthétiser et à montrer en quelques instants la complexité du film.

Dans son approche du rapport avec le public, Sébastien Bazou parle de l’implication du spectateur. Hitchcock cherche à faire participer son public au film et de concentrer son attention. Ceci peut aussi se faire par le sentiment d’identification qu’il créé avec ses héros en écrivant des histoires qui peuvent arriver à des gens ordinaires. La participation se fait aussi car le spectateur à souvent un temps d’avance sur les protagonistes du film et donc est en capacité de savoir avant lui ce qui va éventuellement arriver. Sébastien Bazou explique ensuite tout l’art de la manipulation d’Hitchcock  sur le spectateur, des façons dont il le trompe. Hitchcock joue sur l’égarement du spectateur ou détourne son attention pour le surprendre.

Pour la construction narrative, il parle de la façon dont Hitchcock raconte son histoire. Il utilise de nombreuses fois la suggestion, c’est à dire faire penser à quelque chose plutôt que le montrer. Il montre ensuite par l’image l’amoncellement des éléments qui va en crescendo.

Lorsque Sébastien Bazou parle des outils, il traite brièvement de la technique et du placement de la caméra avant de s’intéresser au suspense. C’est à dire au travail sur l’imagination du spectateur qui va spéculer sur la suite des événements. On lui montre quelque chose à voir qui va le perturber et Hitchcock préfère cela à la surprise qui est trop simpliste à son gout. Il parle de cinéma interactif car le spectateur se sens jouer un rôle dans le film. Il y a ensuite tout un résonnement sur le cliché, c’est à dire sur la situation banale ou commune qui est tellement épris de véracité qu’elle en devient plausible. Bazou nous parle ensuite du MacGuffin. Il s’agit du prétexte pour l’histoire ou bien souvent chez Hitchcock pour un meurtre. Il montre que ce prétexte ne doit pas être si impressionnant et qu’il veut mieux le révéler au 2/3 du film pour éviter une longue et pénible explication finale.

Le dernier rapport à l’outil est sur le faux. Hitchcock joue sur le trompe l’œil et sur la relation entre ce que croit le spectateur et ce qui est. Rien n’est vraiment dans le cinéma hitchcockien ce qu’il semble être.

Enfin Sébastien Bazou parle de la création de l’émotion par des thématiques qui touchent tout le monde comme le rapport au sexe, à l’amour et la mort ainsi qu’à la peur.

Grâce à l’identification, les spectateurs vivent ces émotions et Hitchcock va encore plus loin en ne montrant souvent dans ses films, lors des dialogues, que le visage de celui qui reçoit la réponse, il filme donc la réception de l’information et les émotions que cela produit chez son personnage.

Nous pouvons regretter l’utilisation de termes familiers dans cet article qui dérange la prise au sérieux des éléments narrés. L’utilisation par exemple du diminutif « Hitch » qui semble désapproprié lorsque l’on parle d’un personnage comme celui là.

Nous sommes néanmoins rassurés sur les éléments que l’on nous explique grâce à la présence d’une large bibliographie à la fin du texte.

Le dernier élément que l’on peut apprécier est la présence de nombreux exemples illustrés par des photographies et commenté qui permettent une plus grande compréhension des propos et une mise en relation directe avec le travail plastique des films.

G.V.

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Site Ecran Noir

Avant de vous plonger dans sa filmographie, vous souhaitez avoir une vue d’ensemble du parcours d’Alfred Hitchcock ? C’est ce que vous propose, notamment, le site Ecran Noir. L’occasion, pour nous, d’en présenter et analyser le contenu.

Le site Ecran Noir a été créé en 1996 par Vincy Thomas, à Montréal. Aujourd’hui géré par l’association « De la réplique qui tue ». Ecran Noir apparaît ainsi comme l’un des premiers webzines portant sur le monde du cinéma, qui plus est toujours en activité en 2013.
Alimenté par une équipe de cinéphiles, le site regroupe de nombreuses informations sur les réalisateurs, les productions filmiques, les dernières sorties, les festivals. Ecran Noir se forge de plus une actualité par le biais de dossiers réalisés sur des thèmes précis (comme « La guerre 14-18 au cinéma ») ainsi que par la mise en ligne d’entretiens avec des professionnels du cinéma (réalisateurs, acteurs, producteurs) ; gageant ainsi d’un certain professionnalisme ?

L’interface n’est pourtant pas très lisible. En effet, ne prenant que la moitié gauche de l’écran, les différentes rubriques s’en retrouvent condensées dans un espace restreint ce qui ne facilite pas la navigation. L’ajout de publicités n’aide également pas à la clarté de l’interface.

Cet amateurisme se confirme dans les différents articles postés. Concernant, par exemple, la biographie d’Alfred Hitchcock, qui nous intéresse ici, le ton adopté n’est pas très sérieux (l’utilisation du diminutif « Hitch ») et les fautes d’orthographes se succèdent. Le contenu se déplace de l’information factuelle au parti-pris marqué de l’auteur, en passant par le propos anecdotique. Finalement, il s’agit d’un commentaire, certes complet, mais subjectif et à dessein (il s’agit ici de redorer l’image d’un réalisateur à la direction d’acteur réputée violente).

En conclusion, Ecran Noir pourrait vous être utile pour sa richesse, ses différents contenus (des biographies aux fiches techniques), mais il sera nécessaire d’interroger la valeur de l’information mise en ligne. Ce site résulte en effet d’un collectif de cinéphiles, dont on perçoit immédiatement l’engouement cinématographique, mais dont le contenu et le discours, inégaux, ne semblent pas réellement à visée scientifique.

R.V.

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Site Film School Rejects

 Bonjour à tous, nous vous présentons aujourd’hui l’analyse du site se nomme Film School Rejects

Alfred Hitchcock

Ce site, traitant de cinéma, a été créé en 2006 comme un blog amateur entre passionnés mais qui a rapidement pris de l’ampleur. A tel point qu’il a reçu de nombreux prix et est rentré dans les 50 Best Blogs for Filmmakers par le magasine MovieMaker et a été cité dans des journaux prestigieux tel que le New York Times, Los Angeles Times, sur CNN… C’est aujourd’hui un site de référence. Il est toujours mis à jour par l’ajout d’articles mais a aussi une autre qualité, celle de laisser une place importante à la critique et aux échanges via les commentaires ou via un forum ouvert. C’est l’une des volontés de ce site: permettre aux individus de partager leurs avis mais toujours dans l’optique d’élever la critique.

 
L’interface, composée d’une bordure rouge et de textes blancs semble vouloir être faite pour montrer le côté ludique du site qui ne se veut pas académique.
Cela donne une atmosphère agréable mais le site laisse apparaitre des publicités ce qui est gênant pour les lecteurs. On peut voir sur les côtés des annonces des actualités du site afin d’être au courant des derniers ajouts.
L’article concernant Hitchcock a été écrit par un universitaire du nom de Landon Palmer. Il est contributeur depuis 2009 et travaille sur un doctorat en Communication et de Culture à l’université d’Indiana où il centre son étude sur la musique dans les films. C’est donc un article qui peut être considéré comme étant fiable.
Il l’a rédigé en 2009 à l’occasion de la sortie d’un autre film: Paranormal Activity. En effet des critiques avaient comparé l’angoisse que l’on pouvait ressentir dans ce film à celle que l’on pouvait avoir devant le cinéma d’Hitchcock.
Palmer s’aventure donc ici à tenter d’expliquer et de dissocier ces angoisses et ce suspense qui, pour lui comme pour beaucoup de cinéphiles, ne sont pas similaires.
Il cite de nombreuses sources tout au long de l’article en rapprochant ses propos soit d’un exemple particulier dans le cinéma d’Hitchcock, soit en citant un livre (Hitchcock/Truffaut Les Entretiens) et il a aussi mis en ligne une interview qu’il se permet de citer. 
 
Dans le contenu maintenant de l’article, Landon Palmer met en évidence l’importance du « Production Code Administration » dit Code Hays. C’était la censure que le cinéma Hollywoodien s’imposait et imposait à ses cinéastes dans une vision de bienséance. Cela a duré de 1934 (l’application) à 1966. Il explique donc que la force du cinéma d’Hitchcock se trouve dans la façon que ce dernier avait de contourner ce code pour représenter des éléments malsains. Il insinue et cache les éléments, joue sur le non-dit qui est bien plus angoissant. 
Un jeu se crée selon Palmer entre le réalisateur et le spectateur dans les différentes strates de perception de l’oeuvre.

« Hitchcockian suspense can’t be defined as mere restraint of audience knowledge, but a careful, intricate management of the differentiation between what the audience knows and the characters know ».

Il donne ensuite un exemple qu’Hitchcock prend dans son interview: : si les spectateurs sont au courant de l’existence d’une bombe et pas le personnage, c’est du suspense, si aucun ne le sait, c’est de la surprise. Hitchcock joue justement sur le rapport entre les différentes couches du films: le film en temps que tel et le film qui est vu par un autre. 

En parcourant cet article nous avons aussi de nombreux parallèles avec des films comme Paranormal Activity ou The Blair Witch Project et Landon Palmer montre que ce cinéma donne des frissons en limitant les informations données. Cependant il le distingue du suspense hitchcockien qui implique le spectateur dans la compréhension et/ou la création du film. Il montre tout de même que ces nouveaux genres s’en inspirent. 

 G.V.

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