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Site Le Passeur Critique

Le Passeur Critique est un site, comme son nom l’indique, de critique et de réflexion sur le cinéma. De la volonté des rédacteurs est née l’idée de décrypter et de rendre accessible l’oeuvre cinématographique. Le site propose ainsi des dossiers critique de films, des interviews, des portrait de personnages mais aussi des comptes-rendus de festivals auxquels les rédacteurs ont assistés.

Le Passeur Critique est composé d’une équipe de 10 rédacteurs possédant tous une sensibilité différente et des goûts bien affirmés, tentant souvent de dénoncer un cinéma commercial. A côté de chaque article, une photographie permet de voir l’auteur qui est à l’origine de la critique. Les rédacteurs ont cette volonté d’apporter un visage sur une plume et de favoriser ainsi l’échange entre le lecteur et le rédacteur. C’est à travers la rubrique « Qui sommes nous » que les 10 rédacteurs se présentent nous renseignant ainsi sur leurs films et réalisateurs préférés mais aussi sur leurs auteurs/actrices fétiches ce qui permet ainsi de mieux comprendre les points de vues qu’ils adoptent et qu’ils défendent. Le Passeur Critique défend ainsi une position subjective qu’il ne cesse d’être justifiée et d’argumentée pour légitimer le propos. Michaël Bastien le réalisateur du site a opté pour un interface simple et épuré ce qui rend la visite agréable.

Dans le cadre de notre travail sur Alfred Hitchcock nous tenterons aujourd’hui d’analyser la critique du rédacteur d’Olivier Grinnaert à propos du biopic Hitchcock de Sacha Gervasi sorti en janvier 2013.

Comme nous avons pu le voir il y a clairement cette volonté de la part des rédacteurs de dénoncer un cinéma commercial. Oliver Grinnaet, le rédacteur de la critique que nous tenterons d’analyser aujourd’hui, n’hésite pas à décrédibilisé l’oeuvre de Sacha Gervasi usant de l’ironie allant parfois même jusqu’à la moquerie. Dès les premières lignes nous comprenons d’emblée son opinion face au film : « Dans la série biopic-en folies, cette semaine, Alfred Hitchcock. » il dira même : « Du pain béni pour un scénariste en manque d’inspiration. »

Cette critique pourrait alors nous paraître fumiste, à la limite de la médiocrité par l’expression utilisé mais elle découle malgré tout de la ligne éditorial choisit par l’équipe rédactrice qui prône des valeurs cinématographique et qui tente de dénoncer les films commerciaux.

Il est donc intéressant de voir pourquoi Olivier Grinnaert adopte un tel point de vue face au film film ?

L’oeuvre de Sacha Gervasi se concentre sur la période où le réalisateur s’attaque à l’une des pièces maîtresse de sa filmographie, le célèbre Psychose. Hollywood 1959, après la sortie de La mort aux trousses Alfred Hitchcock est à l’apogée de sa carrière. En quête de nouveau projet, le réalisateur tente de renouer avec l’excitation de ses films. Il tombe alors sur le roman Psycho inspiré par Ed Geinn, tueur en série américain. Hitchcock souhaite alors adapter le roman mais ses collaborateurs s’y opposent. Il décide alors de produire son film avec ses propres moyens, soutenu par sa femme Alma (interprété par Helen Mirren) qui entre temps se remet à travailler sur un autre scénario.

Le film voudrait alors traiter les coulisses de la réalisation de Psychose mais pour le rédacteur le film ne répond pas à ces attentes puisque les scènes de plateau sont rares et de courte durée. Olivier Grinnaet s’attendait à de vraies scènes entre réalisateur, acteurs et techniciens au moment clé du film fétiche. En ce sens on comprend mieux le point de vue qu’il adopte face au film disant même : « Le réalisateur se borne à quelques allusions sans conséquences. »

Selon lui le problème majeur du film repose sur le fait que le héros passe plus de temps a se goinfrer et à se morfondre sur ses rapports avec sa femme. L’auteur considère alors que les aspects de la vie du maître du suspense sont réduits à la caricature. Le film est selon lui grossier et le sujet mal exploité puisque le réalisateur se penche longuement sur la relation entre Alfred Hitchcock et sa femme Alma plutôt que de se centrer sur les coulisses de la réalisation de Psychose. L’exploitation psychologique des rapports de couple reste en surface. La relation est bien trop essentielle dans le récit ce qui conduit au fur et à mesure à l’ennui du spectateur.

A la fin de son article l’auteur évoque même un film raté qu’il qualifie de « téléfilm de luxe ». L’ambiance y est trop légère, les reconstitutions trop soignées façon « petit-musée du Hollywood fifties » et n’hésite pas à critiquer la prestation d’Antony Hopkins au maquillage raté et bien trop encombrant. Enfin l’auteur termine par les points positifs du film comme les clins d’oeil cinéphiliques qui régalent les fans du célèbre maître du suspense : « Voilà le plus grand mérite d’Hitchcock : en sortant de la salle, on a envie de revoir Psychose ».

Olivier Grinnaet, dans sa critique sur le biopic Hitchcock n’hésite pas à donner son avis. Selon lui le film est bien trop romancé et n’est pas assez centré sur les coulisses de la réalisation de Psychose.

M.L

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Site ARTEFAKE

Alfred Hitchcock

Le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Artefake:

Il s’agit du site internet d’une association du même nom  qui a été créée en 2004 à Dijon. Leur but est de promouvoir l’art magique. C’est à dire de faire valoir l’illusion et la magie comme une discipline artistique à part entière.

L’apparence du site est quelque peu déroutante. La banderole qui affiche le titre d’Artefake montre aussi un logo de grenouille qui peut faire douter de la crédibilité des articles proposés. Nous pouvons aussi être dérangé par  l’apparition de quelques publicités.

En parcourant seulement la page d’accueil, nous pouvons constater que le site est souvent mis à jour.

Les articles publiés sont classés en thématiques sur le côté droit. En allant sur la page de l’équipe, nous pouvons voir que les informations personnelles qu’ils transmettent sont minimes. Ils nous donnent l’adresse de l’association et la fonction des principaux fondateurs et présidents. Les liens sur les participants ne sont ensuite que des adresses e-mails pour pouvoir communiquer avec eux.

L’article qui va nous intéresser se trouve bien évidemment dans la thématique « Cinema » et, si nous n’avons pas la date de publication, nous pouvons voir qu’il a été mis à jour le 1er mars 2013 (lors de la rédaction de ce post sur notre blog).

L’auteur est Sébastien Bazou qui est aussi le Président du Bureau et le Directeur de la publication du site Artefake.com.

Sébastien Bazou présente cet article comme une longue dissertation (ou un dossier) visant à montrer l’utilisation de la grammaire de l’illusion par Hitchcock dans ses films, dans son utilisation pour l’angoisse et la terreur chez le spectateur.

Il organise sa rédaction en s’intéressant dans un premier temps à tout l’aspect visuel de l’illusion, dans un deuxième temps au rapport avec le spectateur, puis à la construction de la narration, aux outils pour la mise en œuvre et enfin à l’émotion que cela suscite chez le spectateur.

Cet article est protégé par la loi L.113-1 du Code de la propriété intellectuelle qui empêche la reproduction même partiel des éléments. Notre analyse du contenu ne fera donc que survoler ce document que nous vous invitons à lire.

Il entend dans l’aspect visuel la clarté dans le cinéma hitchcockien, c’est à dire la simplicité et la pureté avec laquelle les éléments sont montrés visuellement.  Il montre ensuite l’organisation des éléments visuels et le rapport que l’on peut avoir à la forme.

Ensuite, nous avons une autre sous partie sur Saul Bass, le graphiste qui a réalisé les génériques des films, montrant comment il arrive à synthétiser et à montrer en quelques instants la complexité du film.

Dans son approche du rapport avec le public, Sébastien Bazou parle de l’implication du spectateur. Hitchcock cherche à faire participer son public au film et de concentrer son attention. Ceci peut aussi se faire par le sentiment d’identification qu’il créé avec ses héros en écrivant des histoires qui peuvent arriver à des gens ordinaires. La participation se fait aussi car le spectateur à souvent un temps d’avance sur les protagonistes du film et donc est en capacité de savoir avant lui ce qui va éventuellement arriver. Sébastien Bazou explique ensuite tout l’art de la manipulation d’Hitchcock  sur le spectateur, des façons dont il le trompe. Hitchcock joue sur l’égarement du spectateur ou détourne son attention pour le surprendre.

Pour la construction narrative, il parle de la façon dont Hitchcock raconte son histoire. Il utilise de nombreuses fois la suggestion, c’est à dire faire penser à quelque chose plutôt que le montrer. Il montre ensuite par l’image l’amoncellement des éléments qui va en crescendo.

Lorsque Sébastien Bazou parle des outils, il traite brièvement de la technique et du placement de la caméra avant de s’intéresser au suspense. C’est à dire au travail sur l’imagination du spectateur qui va spéculer sur la suite des événements. On lui montre quelque chose à voir qui va le perturber et Hitchcock préfère cela à la surprise qui est trop simpliste à son gout. Il parle de cinéma interactif car le spectateur se sens jouer un rôle dans le film. Il y a ensuite tout un résonnement sur le cliché, c’est à dire sur la situation banale ou commune qui est tellement épris de véracité qu’elle en devient plausible. Bazou nous parle ensuite du MacGuffin. Il s’agit du prétexte pour l’histoire ou bien souvent chez Hitchcock pour un meurtre. Il montre que ce prétexte ne doit pas être si impressionnant et qu’il veut mieux le révéler au 2/3 du film pour éviter une longue et pénible explication finale.

Le dernier rapport à l’outil est sur le faux. Hitchcock joue sur le trompe l’œil et sur la relation entre ce que croit le spectateur et ce qui est. Rien n’est vraiment dans le cinéma hitchcockien ce qu’il semble être.

Enfin Sébastien Bazou parle de la création de l’émotion par des thématiques qui touchent tout le monde comme le rapport au sexe, à l’amour et la mort ainsi qu’à la peur.

Grâce à l’identification, les spectateurs vivent ces émotions et Hitchcock va encore plus loin en ne montrant souvent dans ses films, lors des dialogues, que le visage de celui qui reçoit la réponse, il filme donc la réception de l’information et les émotions que cela produit chez son personnage.

Nous pouvons regretter l’utilisation de termes familiers dans cet article qui dérange la prise au sérieux des éléments narrés. L’utilisation par exemple du diminutif « Hitch » qui semble désapproprié lorsque l’on parle d’un personnage comme celui là.

Nous sommes néanmoins rassurés sur les éléments que l’on nous explique grâce à la présence d’une large bibliographie à la fin du texte.

Le dernier élément que l’on peut apprécier est la présence de nombreux exemples illustrés par des photographies et commenté qui permettent une plus grande compréhension des propos et une mise en relation directe avec le travail plastique des films.

G.V.

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Site Ecran Noir

Avant de vous plonger dans sa filmographie, vous souhaitez avoir une vue d’ensemble du parcours d’Alfred Hitchcock ? C’est ce que vous propose, notamment, le site Ecran Noir. L’occasion, pour nous, d’en présenter et analyser le contenu.

Le site Ecran Noir a été créé en 1996 par Vincy Thomas, à Montréal. Aujourd’hui géré par l’association « De la réplique qui tue ». Ecran Noir apparaît ainsi comme l’un des premiers webzines portant sur le monde du cinéma, qui plus est toujours en activité en 2013.
Alimenté par une équipe de cinéphiles, le site regroupe de nombreuses informations sur les réalisateurs, les productions filmiques, les dernières sorties, les festivals. Ecran Noir se forge de plus une actualité par le biais de dossiers réalisés sur des thèmes précis (comme « La guerre 14-18 au cinéma ») ainsi que par la mise en ligne d’entretiens avec des professionnels du cinéma (réalisateurs, acteurs, producteurs) ; gageant ainsi d’un certain professionnalisme ?

L’interface n’est pourtant pas très lisible. En effet, ne prenant que la moitié gauche de l’écran, les différentes rubriques s’en retrouvent condensées dans un espace restreint ce qui ne facilite pas la navigation. L’ajout de publicités n’aide également pas à la clarté de l’interface.

Cet amateurisme se confirme dans les différents articles postés. Concernant, par exemple, la biographie d’Alfred Hitchcock, qui nous intéresse ici, le ton adopté n’est pas très sérieux (l’utilisation du diminutif « Hitch ») et les fautes d’orthographes se succèdent. Le contenu se déplace de l’information factuelle au parti-pris marqué de l’auteur, en passant par le propos anecdotique. Finalement, il s’agit d’un commentaire, certes complet, mais subjectif et à dessein (il s’agit ici de redorer l’image d’un réalisateur à la direction d’acteur réputée violente).

En conclusion, Ecran Noir pourrait vous être utile pour sa richesse, ses différents contenus (des biographies aux fiches techniques), mais il sera nécessaire d’interroger la valeur de l’information mise en ligne. Ce site résulte en effet d’un collectif de cinéphiles, dont on perçoit immédiatement l’engouement cinématographique, mais dont le contenu et le discours, inégaux, ne semblent pas réellement à visée scientifique.

R.V.

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