Archives de Tag: cinéaste

Site Ilétaitunefoislecinema

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Bonjour, le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Il était une fois le cinéma.

Il s’agit d’un magazine en ligne fondé en 2004 Jean-Michel Deroussent. Ce site est édité depuis 2005 par l’Association “Il était une fois le cinéma”.

La volonté de ce magazine est de parler du cinéma entre personnes qui aiment le cinéma. Les rédacteurs n’ont pas la prétention d’affirmer que leurs visions du cinéma est la seule à prendre en considération, ils ne désirent pas non plus un rapport élitiste à ce média.

Une de leurs préoccupation est aussi de ne pas condamner le cinéma à des types particuliers ou de se limiter à une approche trop subjective du médium, de ne pas s’enfermer dans une approche “qualitative” et ainsi se restreindre par rapport aux films, aux études proposées.

Leur volonté est d’échangerr des pensées, des opinions et des réflexions sur les films. De partager leur vécu, leur expérience par rapport au travail proposé et de les offrir aux lecteurs. Ils précisent qu’il ne s’agit à chaque fois que d’opinion purement personnelle.

L’apparence d’Il était une fois le cinema est assez simple mais permet de se déplacer facilement grâce à la colonne latérale gauche d’une rubrique à une autre. Ce site propose des études allant des chroniques aux mémoires et offre aux internautes la possibilité d’envoyer leurs analyses de films pour qu’elles soient publiées. Il dispose aussi d’une base de données triées par artistes, par films, par genre et propose aussi des suggestions de films “indispensables”.

L’article qui va nous intéresser à présent concerne le film Psychose d’Alfred Hitchcock. Il a été rédigé par un certain Philippe Lemieux et est construit en trois parties.

Après une introduction rappellant la date de sortie du film (1960), le scénario et apportant une courte biographie d’Hitchcock, l’auteur ouvre sa première partie sur le placement thématique de l’oeuvre.

Le genre de suspense d’Alfred Hitchcock y est définit, en plaçant quelques informations que nous avons déjà pu découvrir dans de précédants articles comme le fait de toucher le spectateur en plaçant des hommes et des femmes ordinaires dans des situations extraordinaire.

Il explique ensuite la place du meurtre dans Psychose qui est au centre du film, en comparant la place qu’il prend aussi dans Vertigo, et en expliquant qu’il ne s’agit pas d’une violence gratuite mais d’un véritable travail de préparation scénaristique et technique. Il prend aussi un paragraphe pour remettre la place des femmes dans l’oeuvre d’Hitchcock, ce qui est intéressant au point de vu de la sensualité et de la psychologie du film.

Le suspense est ici mis en relation avec la surprise. Psychose est selon Philippe Lemieux “l’aboutissement de plusieurs décénies d’expériences de la part de son réalisateur et la dose de suspense et de surprise est à point”.

Le suspence monte dès le début du film et au moment d’apaisement, lors de la douche, Hitchcock use de la surprise pour dérouter ses spectateurs, le meurtre brutale de Marion. Le MacGuffin du vol des 40.000 dollars est une fausse piste et après le meurtre de l’heroine, un nouveau suspence vient remplacer celui de départ: la compréension de l’intrigue et la quête des autres personnages.

Philippe Lemieux parle ensuite de tout l’aspect de voyeurisme présent dans ce film, que nous vous invitons à parcourir.

La deuxième partie de son analyse se concentre sur le placement historique du film dans son époque.

Hitchcock bouleverse ici de nombreux taboux. La censure du Code Hays s’étant allégée, Hitchcock ose certaines premières. En présentant par exemple son actrice en soutien-gorge au début de son film, délivrant le caractère et la nature sexuelle de l’histoire.

D’autres taboux sont brisés comme par exemple l’appartition de toilette à l’écran de cinéma (grande première).

Comme Hitchcock révolutionne d’une certaine façon les habitudes des spectateurs en tuant son héroine au milieu du film, pour que que le suspense garde de sa valeur, il organise une campagne publicitaire indiquant qu’aucun spectateur ne serait admis après le début de la projection. Il créé une certaines ponctualités par rapport au film, nouvelle à cette époque pour le public américain.

Suit alors un paragraphe sur la rapidité de tournage et sur les acteurs de Psychose, les mettant en parallèle avec certaines de ses autres productions. Puis un dernier sur les rappels au cinéma hitchcockien (présence d’Hitchcock, musique de Bernard Herrman, importance de la consommation de nourriture…).

La dernière partie se concentre sur les suites et les remakes après Psychose. Nous apprenons alors que les studios d’Hollywood ont eut l’idée de produire un Psycho II, un Psycho III et un Psycho IV mais qu’aucun des deux n’a eut la même puissance que l’oeuvre d’Hitchcock.

Gus Vant Sant a lui fait un remake quasi identique au plan par plan qui n’est qu’une reprise décevante.

La construction de cet article est claire et agréable. Nous pouvons aussi aprécier l’incertion d’images qui viennent donner un peu plus de vie au texte et donner un aspect plus ludique.

G.V

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Site Jibrile

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Bonjour, le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Jibrile.

Il agit comme une revue politique et littéraire et a été créée en 2003 en Belgique, à Liège. Il est dirigé par un philosophe et politologue, Frédéric Dufoing et par un abrégé en langues et en littératures romanes (ainsi qu’auteur et critique) Fédéric Saenen.

L’objectif principal de Jibrile est de critiquer la modernité, la logique technologiste et défendre la liberté comme “système de refus du pouvoir”. Défendre l’humanité contre l’humanisme, donc de l’humanité contre ce qui, sous prétexte de l’améliorer ou de s’approprier ses origines, la contrôle ou la détruit.

Les auteurs n’hésitent donc pas dans les articles présentés à revendiquer leurs pensées, à dénoncer et à être virulent  La présentation du site est écrite avec un certain humour noir et un cynisme corrosif pour marquer le lecteur.

La présentation de ce site est assez simple mais agréable.Les couleurs sont épurées, du blanc et du rouge ce qui offre un certain sérieux.

Nous disposons de différents liens sur le côté gauche de l’écran pour accéder aux rubriques proposées. Elles sont diversifiées allant des dossiers aux poèmes.

La page qui va nous intéresser concerne bien entendu le cinéma d’Hitchcock et se nomme “Hitchcock: Le suspense comme mithridatisation du spectateur”. Elle a été rédigé par l’un des rédacteur en chef du site: Frédéric Dufoing.

C’est une page PDF disponible en ligne.

Pour débuter l’explication de cette page, nous devons définir le mot “mithridatisation” qui, selon la page wikipédia, signifie la désensibilisation ou la résistance à un produit toxique par son assimilation en dose croissante. Ce qui correspond par exemple à une vaccination.

Ce texte va donc jouer sur l’assimilation du suspense chez le spectateur.

Frédéric Dufoing débute son article en présentant certains lieux “communs” sur le cinéma d’Hitchcock et certaines critiques qui considèrent son cinéma comme appartenant à un style mineur. Mineur car ludique et facile. Facile car appartenant à un style codifié et donc, du point de vu de certains, limité.

Dans son article, Frédéric Dufoing veut dépasser ces préjugés en montrant que le genre de suspense présenté par Hitchcock dépasse justement ces facilités pour proposer quelque chose de bien plus cérébrale.

Il veut aussi montrer qu’Hitchcock se permet, par son génie, de révéler certaines libertés à ce genre.

Et par cela, il présente l’oeuvre d’Hitchcock comme une oeuvre de “contre-propagande”.

Il définit la propagande comme étant “ l’ensemble des techniques qui permettent, d’une part, de faire croire quelque chose à quelqu’un et, d’autre part, de manière concomitante, d’écarter toute

possibilité que cette croyance soit perturbée, ébranlée, affaiblie.” La propagande fabrique, dans ce cadre là, des stéréotypes et différents schémas d’actions que le spectateur sait à force reconnaître.

Le suspense chez Hitchcock selon Dufoing serait donc “la manifestation de la logique de manipulation hitchcockienne, autrement dit la manière par laquelle la propagande montre ses mécanismes à celui-là même qui en est le dupe”

Ceci par la structuration de son oeuvre, la dissymétrie d’information, la relativisation et le retournement constant du réel ou des stéréotypes.

Il explique alors tout le jeu d’Hitchcock qui part moment, brouille les pistes avec le spectateur en insérant un élément qui va lui faire prendre sa distance par rapport au récit afin d’observer les mécanismes de narrations. Le spectateur observe la façon dont il est flouté. “Le rôle assigné au spectateur n’est pas de deviner la vérité, de résoudre l’énigme, mais de saisir pourquoi il y est arrivé, ou non.”

Le spectateur s’observe se faire happer dans la logique du film. Ceci en proposant une implication dans le film à l’aide d’indices, de signes et d’épreuves qu’il peut capter. Les hypothèses qu’il crée participe à l’élaboration du film et au jeu qu’Hitchcock a entrepris.

Cependant, comme Dufoing le précise, le réalisateur joue sur la dissymétrie des informations entre spectateurs et personnages ainsi que sur les stéréotypes. Les stéréotypes sont intégrés chez le spectateur et Hitchcock s’amuse à les détourner pour que qu’il se sente dupé.

Le spectateur élabore une trame scénaristique mais se retrouve floué et doit chercher comment. Il réfléchit alors aux mécanismes qui a permis sa duperie.

Hitchcock ment à ses spectateurs en leur faisant apercevoir des éléments qui les font interpréter ou mal interpréter ceux qui vont suivre. Tout ce joue dans la psychologie du personnage et du spectateur.

G V

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Site TELERAMA

Le site Télérama.fr est une coproduction quotidienne entre la rédaction du journal et l’équipe chargé de la sphère sur le web. Télérama et Télérama.fr sont donc conçus par la même rédaction. Le site propose plusieurs rubriques comme l’actualité media/net, la télévision, la radio ou encore le cinéma. La rédaction a donc profiter de la sortie du biopic sur Alfred Hitchcock pour réaliser un article sur le célèbre réalisateur dans la rubrique cinéma.

Qu’est ce qu’un « MacGuffin » ? Comment réussir un méchant magnifique ? Qu’est ce qu’un vrai bon suspens ?

La rédaction de télérama, en collaboration avec quartes cinéastes et cinéphiles français a décidé de répondre à ces questions en concoctant un petit manuel de la frousse hitchcockienne en six chapitres. Le rédacteur Aurélien Ferenczi à pris soin d’illustrer les différents principes en insérant des vidéos dans le texte.

Le cinéma d’Hitchcock repose sur six principes :

Diriger le public.

Distinguer surprise et suspens.

Plus réussi est le méchant, plus réussit sera le film.

Filmer le faux pour accéder à la vérité émotionnelle.

Remplir la tapisserie.

Se servir du genre pour le dépasser.

C’est a travers ces six principes que les quatre cinéastes français parviennent à décrypter les codes du cinéma d’Hitchcock.

Selon eux c’est en dirigeant le public que l’ont peut amener le suspens. Il ne suffit pas de diriger les acteurs et les techniciens. Hitchcock utilise d’ailleurs cette expression : « direction de spectateurs » à propos de Psychose où il balade le public en faisant disparaître le personnage principal dans la logique de l’absurde. La direction du public est la clé de voûte du système.

Ils font la distinction entre surprise et suspens. La surprise arrive sur le moment et le suspens s’étend sur la durée. C’est en mélangeant les deux que Hitchcock parvient à balader le public et à instaurer ce climat de tension.

Ils apportent une grande importance au personnage principal. Pour réaliser un vrai film de suspens, il faut porter une grande attention à la création du méchant. Il doit être à la fois fascinant, dangereux, séduisant et terrifiant.

Enfin, selon eux, il faut filmer le faux pour accéder à la vérité émotionnelle. Il faut que l’action soit enrichie d’une foule de détails. Le cinéaste Arnaud Desplechin pense que la signature d’Alfred Hitchcock repose sur ce principe. Le but étant de se servir du genre pour le dépasser.

C’est par l’entretient d’un petit groupe de cinéaste français que la rédaction de Télérama parvient à nous proposer un manuel du cinéma d’Hitchcock en 6 leçons.

Enfin je terminerai par la citation du cinéaste Olivier Assayas :

« On a l’impression de connaître le système par coeur, comme ces disques des Beatles qu’on a trop écoutés, mais revoir les films met dans un état d’émerveillement. Notamment par la pureté du style, comme chez Vermeer ou Racine ! »

M.L

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