Psychose/Psycho

Psychose-Psycho

Bonjour, le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Courte-Focale.

Il s’agit d’une webzine offrant une grande collection de dossiers, d’entretiens, de critiques et d’analyses autour du cinéma. Ce site est assez souvent renouvelé et nous avons la possibilité de consulter sur la page d’accueil les nouveaux éléments postés.

L’interface est en somme assez simple et ludique. Lorsque nous essayons de rechercher un élément dans les différentes sections proposées, l’affiche devient très académique (une liste simple à faire défiler).

On remarque sur le côté droit de l’écran des liens permettant de se lier au site par Facebook et Twitter. Ceci empoisonne un peu l’espace mais offre la possibilité de voir directement les nouveaux commentaires postés sur Twitter.

L’article qui va nous intéresser a été rédigé le 7 mai 2011 par Guillaume Gas. Il s’agit d’une analyse du film Psychose d’Alfred Hitchcock et sa mise en relation avec son remake de Gus Vant Sant sorti en 1998.

Dans un premier temps, l’auteur raconte l’origine de l’histoire du film. Elle serait inspirée d’un fait réel, l’histoire du tueur en série Ed Gein qui aurait inspiré par la suite de nombreux cinéastes (Tobe Hooper, Jonathan Demme…). Il replace le contexte d’une Amérique qui se retrouvait confrontée à “l’horreur quotidienne” et parle des spectateurs qui se retrouvent face à des films terrorisant par leur aspect réaliste. Le film Psychose fait parti des plus grandes réussite du réalisateur qui a marqué une époque.

Ce film a marqué car il s’est fait avec un petit budget  en s’écartant des grosses productions hollywoodiennes et se concentre sur ce qui est essentiel à son histoire. Ceci donne une claireté, une simplicité qu’il utilise pour atteindre directement le cœur de ses spectateurs. Hitchcock les malmènent d’ailleurs en détournant sa propre pratique du suspense, déconstruisant leurs attentes et créant une angoisse dans l’incertitude des événements.

Le film est inspiré du roman de Robert Bloch et son scénario a été écrit par Joseph Stefano.

Stefano use de petits détails et de nuances pour accentuer la psychologie du film, magnifiée par la mise en scène d’Hitchcock.

Guillaume Gas prend alors l’exemple de la scène d’ouverture pour détailler son propos.

Hitchcock n’a rien laissé au hasard pour piéger son public. La noirceur du film augmente progressivement, il multiplie les fausses pistes (MacGuffin), travail sur des détails anodins qui hantent l’inconscient du spectateur.

Ce qui initialise le film est un appât. Hitchcock en joue pour surprendre pour ramener une nouvelle forme de suspense.

Son jeu sur les apparences donne une dimension réaliste au film qui va toucher profondément le spectateur. Guillaime Gas nous parle de la composition de Bernad Heerman qui participe a déranger et faire suffoquer le public. Tout est mis en oeuvre pour que le réalisateur piège ses spectateurs et l’enferme dans une fascination, dans son film.

Suite à l’analyse du film, Guillaume Gus prend l’exemple de la reprise de Gus Vant Sant, Psycho.

Il s’agit d’un remake réalisé de façon quasi identique par rapport au film d’Hitchcock (au plan près.)

On lui a reproché d’agir ainsi dans une visée commerciale et absurde. Cependant Guillaume Gus va tenter d’analyser cette reprise.

Même si certaines critiques pensent que les seuls véritables ajouts sont la couleur et de nouveaux acteurs, Psycho conserve un véritable intérêt artistique et cinématographique. L’auteur le compare à une “vraie installation d’art contemporain”. Gus Vant Sant tente de modernisé le film sans rien en perdre.

Il réajuste le film en ajoutant ou modifiant de petits détails pour que le spectateur se retrouve confronté à un jeu des “7 erreurs”. Il veut aussi magnifier certaines scènes cultes comme l’aurait souhaité Hitchcock en suppriment les ajustements que ce dernier avait du faire (en enlevant les fondus enchaînes ou trucages).

Ceci peut avoir des bons et des mauvais côtés car si certaines scènes deviennent plus intense (la scène de la douche par l’ajout de couleur et la longueur), le film perd de son côté pervers et manipulateur qu’il avait par la sécheresse de ses plans et la maîtrise du hors-champs.

Cependant Guillaume Gus rapporte qu’en analysant vraiment les deux films ont remarque que Psycho à une identité propre. En effet, Gust Vant Sant fait preuve d’audace en insérant dans les moments clés du films (la douche, la chute des escaliers) des images subliminales à signification ouverte, accentuant la terreur de ces passages.

Pour ce qui est du jeu des acteurs, (Anne Heche, Julianne Moore, Vince Vaughn, Viggo Mortensen…) Gust Vant Sant leur permet de réinterpréter les rôles à leur manière, offrant un nouveau panel de possibilités aux personnages du film et une nouvelle perception.

Psychose_4

En conclusion, bien qu’au premier regard le film de Gust Vant Sant semble être une copie du film d’Hitchcock, il s’agit en vérité d’un travail de réinterprétation sous un angle différent.

GV

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