Archives de Catégorie: Média culturel

Site Critikat

Le site Citikat fut créé en 2004 dans le but de défendre et de promouvoir une autre idée du cinéma. Il a pour volonté d’en explorer toutes les richesses telles que l’émergence de nouveaux réalisateurs mais aussi les plus anciens, les grands noms du cinéma qui ont su s’imposer dans le 7ème art. Critikat se situe au croisement du cinéma d’hier et d’aujourd’hui et a pour but de faire entendre une nouvelle voix dans le domaine de la critique française. Il propose ainsi des dossiers sur une multitude de films et de réalisateurs.

Tous les mercredi Critikat pose un regard inédit sur les sorties en salles de la semaine, avec la volonté de valoriser les cinéastes de tous horizons confondus, allant des petits films aux œuvres avec des budgets plus conséquents. L’ambition des rédacteurs du site est de mettre en avant les auteurs aux univers personnels et singuliers.

Critikat c’est également la possibilité de comprendre le cinéma contemporain en explorant celui du passé. De cette volonté pédagogique se dégage une ligne éditorial qui favorise les reprises, les rétrospectives, les carrières de cinéastes majeurs en proposant des critiques, des dossiers qui exposent et analysent. C’est a travers plusieurs rubriques telles que critiques, interview, analyses, festivals que le site propose aux internautes un contenu des plus ou moins riche en matière de cinéma. L’interface est simple et en parfait accord avec le sujet. Les rubriques sont exposées en tête de site dans un graphisme rappelant une pellicule. Sur le côté gauche un menu principal propose le film de la semaine, les critiques de la semaine, les films à l’affiche. L’actualité cinématographique est donc au rendez-vous.

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Dans le cadre de notre travail nous tenterons d’apporter un regard critique surle dossier consacré à Fenêtre sur cour réalisé par Alfred Hitchcock en 1954. Il est d’ailleurs étant donnant que l’auteur, Romain Genissel, ne mentionne pas la date de réalisation dans le dossier. On ressent clairement chez l’auteur cette volonté de dresser une analyse du film, d’en exposer les enjeux et non d’apporter un simple résumé.

Selon lui Fenêtre sur cour constitue le manifeste d’un art exploitant toutes les possibilités visuelles offertes par le médium. Le film entraîne également à la réflexion sur les rapports pervers d’un spectateur envers son objet.

Dans cette analyse l’auteur résume le film à une formule théorisé par Claude Chabrol et Eric Rohmer, jeunes cinéphiles naissants qui deviendront les grands représentants de la Nouvelle Vague cinématographique dans les années 60. Selon eux le film reposerait sur sur ce principe : « Un homme regarde et attend, pendant que nous regardons cet homme et attendons ce qu’il attend. »

Ce principe est d’autant plus vrai car le cadre du film se limite à une cour d’immeuble de Greenwich Village. Le film se déroule dans ce seul et même espace, en huit-clos. L’auteur évoque ce système d’observation sur lequel Hitchcock a entièrement construit son film. La façade du bâtiment d’en face sera vue à travers le regard du photographe mais aussi à travers les visions subjectives de caméra. Le spectateur navigue alors entre deux sphères, une public et une privée mais aussi entre deux éléments, l’objet et le sujet du regard. C’est par le montage que ces éléments vont créer une véritable relation visuelle. L’auteur évoque le célèbre Koulechov avec son fondamental système de montage. Hitchcock met donc en place un réseau visuel de regard grâce au système du montage.

L’auteur évoque également le droit de regard qui est offert au spectateur. Ce regard est alors identifié à un voyeur. C’est par ce mécanisme du voyeurisme que le spectateur est autorisé à s’immiscer dans la sphère privé. Le spectateur du film est ainsi amené à traquer le processus de Jeff qui le poussent à espionner les personnages autours de lui tels que Lisa Fremont, amante de Jeff mais aussi Stella, l’infirmière. L’auteur utilise le terme de gymnastique de voyeurisme qui caractérise parfaitement le système visuel du film. Lors de ses promenades oculaires le personnage principal, Jeff se focalise plus en détail sur le couple Thorwald dont une dispute a mystérieusement conduit la femme à disparaître et le mari à adopter un comportement des plus suspects. C’est à ce moment que Jeff va se transformer en enquêteur et imaginer un scénario des plus redoutable.

Selon l’auteur, c’est à travers cette enquête que Hitchcock va façonner tout le dispositif et la forme de son fameux suspense. La tension dramatique du film intervient lorsque Jeff saisie sont appareil photographique de manière pulsionnelle. C’est par le montage alterné que Hitchcock parvient à installer ce climat de suspense dans Fenêtre sur cour. Ce découpage à l’image annonce le procédé en split-screen que démocratisera Brian De Palma, sous forme d’hommage évident à Hitchcock dans tous ses autres films à l’esthétique manipulatrice. Le spectateur est ainsi victime d’une peur suspendue par le montage. Ce moment d’insécurité, l’auteur le qualifie de « suspense ». C’est en dirigeant le spectateur que Hitchcock manipule son public. C’est quand la dépense émotionnelle, autrement dit la terreur, parvient à son maximum qu’on atteint le sommet extatique du film.

C’est à travers ce dossier sur Fenêtre sur cour proposé par le site Critikat que Romain Genissel parvient à nous poser les enjeux principaux du film en apportant une analyse sur tout le système visuel du film mais aussi sur ce fameux suspense qu’instaure Hitchcock et la façon dont il dirige le spectateur par l’émotion qu’il suscite chez lui. 

M.L

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Site Evene

Le site Evene a été conçu en 1999 pour être le média culturel interactif de référence d’un large public en quête de savoir, de sens, et d’actualité sur les loisirs culturels. De ce fait il propose un large panel (événements culturels, lieux culturels, films, livres, auteurs et célébrités, citations, chroniques historiques, quiz, photos et discussions autour de la culture). Il offre des formats courts, allant a l’essentiel. Les mises à jour y sont permanentes. L’actualité est au rendez-vous et les infos sont à jours. L’environnement graphique est agréable. Il a reçu le prix du meilleurs site Média aux Clics d’Or. Il propose un large contenu, réparti en 10 univers dont le cinema et c’est particulièrement dans cet univers que nous allons centrer nos recherches et plus particulièrement sur le célèbre réalisateur Alfred Hitchcock.

Comme nous avons pu le dire précédemment les écrits sont courts, ils vont à l’essentiel. Pour Hitchcock il propose 5 rubriques à savoir : «l’essentiel», «œuvre», «messages», «citations» et enfin «pour aller plus loin».

C’est dans la rubrique «l’essentiel» que nous pouvons trouver une biographie du réalisateur abordant les aspects les plus importants de sa vie.

L’auteur fait la distinction entre la période anglaise (avant 1939) et la période américaine (après 1941). Il retrace ainsi la vie du réalisateur en s’appuyant sur les films qui ont marqué sa carrière et qui ont annoncé la suite de l’oeuvre du cinéaste. L’auteur évoque également les entretiens avec Truffaut qui offre un nouveau regard sur l’oeuvre du cinéaste.

Il appuie le fait que Hitchcock joue avec le public dans ces films comme dans Psychose où il utilise une musique suggestive. L’auteur montre que Hitchcock sait manipuler tout le langage cinématographique.

Dans la rubrique «œuvre» nous pouvons trouver toute une bibliographie mais aussi une filmographie et enfin tous les événement culturels qui célébraient l’oeuvre du réalisateur (expositions, festivals, pièces de théâtre).

Une rubrique «messages» est ouverte aux internautes. «Si vous pouviez lui écrire, que lui diriez-vous ?» Ils peuvent ainsi laisser un commentaire et donner leurs avis. Le site s’ouvre au public et lui propose de participer en donnant son opinion.

La rubrique «citations» regroupe, comme son nom l’indique, une quinzaine de citation d’Alfred Hitchcock. C’est d’ailleurs dans cette rubrique que nous sommes venu puisez quelques citations du grand réalisateur.

Enfin, dans la rubrique «pour aller plus loin» des articles et dossiers associés sont proposés. Ils ne concernent pas forcément Hitchcock mais sont plutôt dirigés vers le cinéma en général comme celui sur le cinéma muet et l’hypnose par exemple.

Je trouve ce site culturellement intéressant. Les informations sont courtes mais vont tout de même à l’essentiel. Le site reste malgré tout un média culturel intéressant.

M.L

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Site TELERAMA

Le site Télérama.fr est une coproduction quotidienne entre la rédaction du journal et l’équipe chargé de la sphère sur le web. Télérama et Télérama.fr sont donc conçus par la même rédaction. Le site propose plusieurs rubriques comme l’actualité media/net, la télévision, la radio ou encore le cinéma. La rédaction a donc profiter de la sortie du biopic sur Alfred Hitchcock pour réaliser un article sur le célèbre réalisateur dans la rubrique cinéma.

Qu’est ce qu’un « MacGuffin » ? Comment réussir un méchant magnifique ? Qu’est ce qu’un vrai bon suspens ?

La rédaction de télérama, en collaboration avec quartes cinéastes et cinéphiles français a décidé de répondre à ces questions en concoctant un petit manuel de la frousse hitchcockienne en six chapitres. Le rédacteur Aurélien Ferenczi à pris soin d’illustrer les différents principes en insérant des vidéos dans le texte.

Le cinéma d’Hitchcock repose sur six principes :

Diriger le public.

Distinguer surprise et suspens.

Plus réussi est le méchant, plus réussit sera le film.

Filmer le faux pour accéder à la vérité émotionnelle.

Remplir la tapisserie.

Se servir du genre pour le dépasser.

C’est a travers ces six principes que les quatre cinéastes français parviennent à décrypter les codes du cinéma d’Hitchcock.

Selon eux c’est en dirigeant le public que l’ont peut amener le suspens. Il ne suffit pas de diriger les acteurs et les techniciens. Hitchcock utilise d’ailleurs cette expression : « direction de spectateurs » à propos de Psychose où il balade le public en faisant disparaître le personnage principal dans la logique de l’absurde. La direction du public est la clé de voûte du système.

Ils font la distinction entre surprise et suspens. La surprise arrive sur le moment et le suspens s’étend sur la durée. C’est en mélangeant les deux que Hitchcock parvient à balader le public et à instaurer ce climat de tension.

Ils apportent une grande importance au personnage principal. Pour réaliser un vrai film de suspens, il faut porter une grande attention à la création du méchant. Il doit être à la fois fascinant, dangereux, séduisant et terrifiant.

Enfin, selon eux, il faut filmer le faux pour accéder à la vérité émotionnelle. Il faut que l’action soit enrichie d’une foule de détails. Le cinéaste Arnaud Desplechin pense que la signature d’Alfred Hitchcock repose sur ce principe. Le but étant de se servir du genre pour le dépasser.

C’est par l’entretient d’un petit groupe de cinéaste français que la rédaction de Télérama parvient à nous proposer un manuel du cinéma d’Hitchcock en 6 leçons.

Enfin je terminerai par la citation du cinéaste Olivier Assayas :

« On a l’impression de connaître le système par coeur, comme ces disques des Beatles qu’on a trop écoutés, mais revoir les films met dans un état d’émerveillement. Notamment par la pureté du style, comme chez Vermeer ou Racine ! »

M.L

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Site Ecran Noir

Avant de vous plonger dans sa filmographie, vous souhaitez avoir une vue d’ensemble du parcours d’Alfred Hitchcock ? C’est ce que vous propose, notamment, le site Ecran Noir. L’occasion, pour nous, d’en présenter et analyser le contenu.

Le site Ecran Noir a été créé en 1996 par Vincy Thomas, à Montréal. Aujourd’hui géré par l’association « De la réplique qui tue ». Ecran Noir apparaît ainsi comme l’un des premiers webzines portant sur le monde du cinéma, qui plus est toujours en activité en 2013.
Alimenté par une équipe de cinéphiles, le site regroupe de nombreuses informations sur les réalisateurs, les productions filmiques, les dernières sorties, les festivals. Ecran Noir se forge de plus une actualité par le biais de dossiers réalisés sur des thèmes précis (comme « La guerre 14-18 au cinéma ») ainsi que par la mise en ligne d’entretiens avec des professionnels du cinéma (réalisateurs, acteurs, producteurs) ; gageant ainsi d’un certain professionnalisme ?

L’interface n’est pourtant pas très lisible. En effet, ne prenant que la moitié gauche de l’écran, les différentes rubriques s’en retrouvent condensées dans un espace restreint ce qui ne facilite pas la navigation. L’ajout de publicités n’aide également pas à la clarté de l’interface.

Cet amateurisme se confirme dans les différents articles postés. Concernant, par exemple, la biographie d’Alfred Hitchcock, qui nous intéresse ici, le ton adopté n’est pas très sérieux (l’utilisation du diminutif « Hitch ») et les fautes d’orthographes se succèdent. Le contenu se déplace de l’information factuelle au parti-pris marqué de l’auteur, en passant par le propos anecdotique. Finalement, il s’agit d’un commentaire, certes complet, mais subjectif et à dessein (il s’agit ici de redorer l’image d’un réalisateur à la direction d’acteur réputée violente).

En conclusion, Ecran Noir pourrait vous être utile pour sa richesse, ses différents contenus (des biographies aux fiches techniques), mais il sera nécessaire d’interroger la valeur de l’information mise en ligne. Ce site résulte en effet d’un collectif de cinéphiles, dont on perçoit immédiatement l’engouement cinématographique, mais dont le contenu et le discours, inégaux, ne semblent pas réellement à visée scientifique.

R.V.

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