Site Le Passeur Critique

Le Passeur Critique est un site, comme son nom l’indique, de critique et de réflexion sur le cinéma. De la volonté des rédacteurs est née l’idée de décrypter et de rendre accessible l’oeuvre cinématographique. Le site propose ainsi des dossiers critique de films, des interviews, des portrait de personnages mais aussi des comptes-rendus de festivals auxquels les rédacteurs ont assistés.

Le Passeur Critique est composé d’une équipe de 10 rédacteurs possédant tous une sensibilité différente et des goûts bien affirmés, tentant souvent de dénoncer un cinéma commercial. A côté de chaque article, une photographie permet de voir l’auteur qui est à l’origine de la critique. Les rédacteurs ont cette volonté d’apporter un visage sur une plume et de favoriser ainsi l’échange entre le lecteur et le rédacteur. C’est à travers la rubrique « Qui sommes nous » que les 10 rédacteurs se présentent nous renseignant ainsi sur leurs films et réalisateurs préférés mais aussi sur leurs auteurs/actrices fétiches ce qui permet ainsi de mieux comprendre les points de vues qu’ils adoptent et qu’ils défendent. Le Passeur Critique défend ainsi une position subjective qu’il ne cesse d’être justifiée et d’argumentée pour légitimer le propos. Michaël Bastien le réalisateur du site a opté pour un interface simple et épuré ce qui rend la visite agréable.

Dans le cadre de notre travail sur Alfred Hitchcock nous tenterons aujourd’hui d’analyser la critique du rédacteur d’Olivier Grinnaert à propos du biopic Hitchcock de Sacha Gervasi sorti en janvier 2013.

Comme nous avons pu le voir il y a clairement cette volonté de la part des rédacteurs de dénoncer un cinéma commercial. Oliver Grinnaet, le rédacteur de la critique que nous tenterons d’analyser aujourd’hui, n’hésite pas à décrédibilisé l’oeuvre de Sacha Gervasi usant de l’ironie allant parfois même jusqu’à la moquerie. Dès les premières lignes nous comprenons d’emblée son opinion face au film : « Dans la série biopic-en folies, cette semaine, Alfred Hitchcock. » il dira même : « Du pain béni pour un scénariste en manque d’inspiration. »

Cette critique pourrait alors nous paraître fumiste, à la limite de la médiocrité par l’expression utilisé mais elle découle malgré tout de la ligne éditorial choisit par l’équipe rédactrice qui prône des valeurs cinématographique et qui tente de dénoncer les films commerciaux.

Il est donc intéressant de voir pourquoi Olivier Grinnaert adopte un tel point de vue face au film film ?

L’oeuvre de Sacha Gervasi se concentre sur la période où le réalisateur s’attaque à l’une des pièces maîtresse de sa filmographie, le célèbre Psychose. Hollywood 1959, après la sortie de La mort aux trousses Alfred Hitchcock est à l’apogée de sa carrière. En quête de nouveau projet, le réalisateur tente de renouer avec l’excitation de ses films. Il tombe alors sur le roman Psycho inspiré par Ed Geinn, tueur en série américain. Hitchcock souhaite alors adapter le roman mais ses collaborateurs s’y opposent. Il décide alors de produire son film avec ses propres moyens, soutenu par sa femme Alma (interprété par Helen Mirren) qui entre temps se remet à travailler sur un autre scénario.

Le film voudrait alors traiter les coulisses de la réalisation de Psychose mais pour le rédacteur le film ne répond pas à ces attentes puisque les scènes de plateau sont rares et de courte durée. Olivier Grinnaet s’attendait à de vraies scènes entre réalisateur, acteurs et techniciens au moment clé du film fétiche. En ce sens on comprend mieux le point de vue qu’il adopte face au film disant même : « Le réalisateur se borne à quelques allusions sans conséquences. »

Selon lui le problème majeur du film repose sur le fait que le héros passe plus de temps a se goinfrer et à se morfondre sur ses rapports avec sa femme. L’auteur considère alors que les aspects de la vie du maître du suspense sont réduits à la caricature. Le film est selon lui grossier et le sujet mal exploité puisque le réalisateur se penche longuement sur la relation entre Alfred Hitchcock et sa femme Alma plutôt que de se centrer sur les coulisses de la réalisation de Psychose. L’exploitation psychologique des rapports de couple reste en surface. La relation est bien trop essentielle dans le récit ce qui conduit au fur et à mesure à l’ennui du spectateur.

A la fin de son article l’auteur évoque même un film raté qu’il qualifie de « téléfilm de luxe ». L’ambiance y est trop légère, les reconstitutions trop soignées façon « petit-musée du Hollywood fifties » et n’hésite pas à critiquer la prestation d’Antony Hopkins au maquillage raté et bien trop encombrant. Enfin l’auteur termine par les points positifs du film comme les clins d’oeil cinéphiliques qui régalent les fans du célèbre maître du suspense : « Voilà le plus grand mérite d’Hitchcock : en sortant de la salle, on a envie de revoir Psychose ».

Olivier Grinnaet, dans sa critique sur le biopic Hitchcock n’hésite pas à donner son avis. Selon lui le film est bien trop romancé et n’est pas assez centré sur les coulisses de la réalisation de Psychose.

M.L

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Site Ilétaitunefoislecinema

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Bonjour, le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Il était une fois le cinéma.

Il s’agit d’un magazine en ligne fondé en 2004 Jean-Michel Deroussent. Ce site est édité depuis 2005 par l’Association “Il était une fois le cinéma”.

La volonté de ce magazine est de parler du cinéma entre personnes qui aiment le cinéma. Les rédacteurs n’ont pas la prétention d’affirmer que leurs visions du cinéma est la seule à prendre en considération, ils ne désirent pas non plus un rapport élitiste à ce média.

Une de leurs préoccupation est aussi de ne pas condamner le cinéma à des types particuliers ou de se limiter à une approche trop subjective du médium, de ne pas s’enfermer dans une approche “qualitative” et ainsi se restreindre par rapport aux films, aux études proposées.

Leur volonté est d’échangerr des pensées, des opinions et des réflexions sur les films. De partager leur vécu, leur expérience par rapport au travail proposé et de les offrir aux lecteurs. Ils précisent qu’il ne s’agit à chaque fois que d’opinion purement personnelle.

L’apparence d’Il était une fois le cinema est assez simple mais permet de se déplacer facilement grâce à la colonne latérale gauche d’une rubrique à une autre. Ce site propose des études allant des chroniques aux mémoires et offre aux internautes la possibilité d’envoyer leurs analyses de films pour qu’elles soient publiées. Il dispose aussi d’une base de données triées par artistes, par films, par genre et propose aussi des suggestions de films “indispensables”.

L’article qui va nous intéresser à présent concerne le film Psychose d’Alfred Hitchcock. Il a été rédigé par un certain Philippe Lemieux et est construit en trois parties.

Après une introduction rappellant la date de sortie du film (1960), le scénario et apportant une courte biographie d’Hitchcock, l’auteur ouvre sa première partie sur le placement thématique de l’oeuvre.

Le genre de suspense d’Alfred Hitchcock y est définit, en plaçant quelques informations que nous avons déjà pu découvrir dans de précédants articles comme le fait de toucher le spectateur en plaçant des hommes et des femmes ordinaires dans des situations extraordinaire.

Il explique ensuite la place du meurtre dans Psychose qui est au centre du film, en comparant la place qu’il prend aussi dans Vertigo, et en expliquant qu’il ne s’agit pas d’une violence gratuite mais d’un véritable travail de préparation scénaristique et technique. Il prend aussi un paragraphe pour remettre la place des femmes dans l’oeuvre d’Hitchcock, ce qui est intéressant au point de vu de la sensualité et de la psychologie du film.

Le suspense est ici mis en relation avec la surprise. Psychose est selon Philippe Lemieux “l’aboutissement de plusieurs décénies d’expériences de la part de son réalisateur et la dose de suspense et de surprise est à point”.

Le suspence monte dès le début du film et au moment d’apaisement, lors de la douche, Hitchcock use de la surprise pour dérouter ses spectateurs, le meurtre brutale de Marion. Le MacGuffin du vol des 40.000 dollars est une fausse piste et après le meurtre de l’heroine, un nouveau suspence vient remplacer celui de départ: la compréension de l’intrigue et la quête des autres personnages.

Philippe Lemieux parle ensuite de tout l’aspect de voyeurisme présent dans ce film, que nous vous invitons à parcourir.

La deuxième partie de son analyse se concentre sur le placement historique du film dans son époque.

Hitchcock bouleverse ici de nombreux taboux. La censure du Code Hays s’étant allégée, Hitchcock ose certaines premières. En présentant par exemple son actrice en soutien-gorge au début de son film, délivrant le caractère et la nature sexuelle de l’histoire.

D’autres taboux sont brisés comme par exemple l’appartition de toilette à l’écran de cinéma (grande première).

Comme Hitchcock révolutionne d’une certaine façon les habitudes des spectateurs en tuant son héroine au milieu du film, pour que que le suspense garde de sa valeur, il organise une campagne publicitaire indiquant qu’aucun spectateur ne serait admis après le début de la projection. Il créé une certaines ponctualités par rapport au film, nouvelle à cette époque pour le public américain.

Suit alors un paragraphe sur la rapidité de tournage et sur les acteurs de Psychose, les mettant en parallèle avec certaines de ses autres productions. Puis un dernier sur les rappels au cinéma hitchcockien (présence d’Hitchcock, musique de Bernard Herrman, importance de la consommation de nourriture…).

La dernière partie se concentre sur les suites et les remakes après Psychose. Nous apprenons alors que les studios d’Hollywood ont eut l’idée de produire un Psycho II, un Psycho III et un Psycho IV mais qu’aucun des deux n’a eut la même puissance que l’oeuvre d’Hitchcock.

Gus Vant Sant a lui fait un remake quasi identique au plan par plan qui n’est qu’une reprise décevante.

La construction de cet article est claire et agréable. Nous pouvons aussi aprécier l’incertion d’images qui viennent donner un peu plus de vie au texte et donner un aspect plus ludique.

G.V

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Site Jibrile

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Bonjour, le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Jibrile.

Il agit comme une revue politique et littéraire et a été créée en 2003 en Belgique, à Liège. Il est dirigé par un philosophe et politologue, Frédéric Dufoing et par un abrégé en langues et en littératures romanes (ainsi qu’auteur et critique) Fédéric Saenen.

L’objectif principal de Jibrile est de critiquer la modernité, la logique technologiste et défendre la liberté comme “système de refus du pouvoir”. Défendre l’humanité contre l’humanisme, donc de l’humanité contre ce qui, sous prétexte de l’améliorer ou de s’approprier ses origines, la contrôle ou la détruit.

Les auteurs n’hésitent donc pas dans les articles présentés à revendiquer leurs pensées, à dénoncer et à être virulent  La présentation du site est écrite avec un certain humour noir et un cynisme corrosif pour marquer le lecteur.

La présentation de ce site est assez simple mais agréable.Les couleurs sont épurées, du blanc et du rouge ce qui offre un certain sérieux.

Nous disposons de différents liens sur le côté gauche de l’écran pour accéder aux rubriques proposées. Elles sont diversifiées allant des dossiers aux poèmes.

La page qui va nous intéresser concerne bien entendu le cinéma d’Hitchcock et se nomme “Hitchcock: Le suspense comme mithridatisation du spectateur”. Elle a été rédigé par l’un des rédacteur en chef du site: Frédéric Dufoing.

C’est une page PDF disponible en ligne.

Pour débuter l’explication de cette page, nous devons définir le mot “mithridatisation” qui, selon la page wikipédia, signifie la désensibilisation ou la résistance à un produit toxique par son assimilation en dose croissante. Ce qui correspond par exemple à une vaccination.

Ce texte va donc jouer sur l’assimilation du suspense chez le spectateur.

Frédéric Dufoing débute son article en présentant certains lieux “communs” sur le cinéma d’Hitchcock et certaines critiques qui considèrent son cinéma comme appartenant à un style mineur. Mineur car ludique et facile. Facile car appartenant à un style codifié et donc, du point de vu de certains, limité.

Dans son article, Frédéric Dufoing veut dépasser ces préjugés en montrant que le genre de suspense présenté par Hitchcock dépasse justement ces facilités pour proposer quelque chose de bien plus cérébrale.

Il veut aussi montrer qu’Hitchcock se permet, par son génie, de révéler certaines libertés à ce genre.

Et par cela, il présente l’oeuvre d’Hitchcock comme une oeuvre de “contre-propagande”.

Il définit la propagande comme étant “ l’ensemble des techniques qui permettent, d’une part, de faire croire quelque chose à quelqu’un et, d’autre part, de manière concomitante, d’écarter toute

possibilité que cette croyance soit perturbée, ébranlée, affaiblie.” La propagande fabrique, dans ce cadre là, des stéréotypes et différents schémas d’actions que le spectateur sait à force reconnaître.

Le suspense chez Hitchcock selon Dufoing serait donc “la manifestation de la logique de manipulation hitchcockienne, autrement dit la manière par laquelle la propagande montre ses mécanismes à celui-là même qui en est le dupe”

Ceci par la structuration de son oeuvre, la dissymétrie d’information, la relativisation et le retournement constant du réel ou des stéréotypes.

Il explique alors tout le jeu d’Hitchcock qui part moment, brouille les pistes avec le spectateur en insérant un élément qui va lui faire prendre sa distance par rapport au récit afin d’observer les mécanismes de narrations. Le spectateur observe la façon dont il est flouté. “Le rôle assigné au spectateur n’est pas de deviner la vérité, de résoudre l’énigme, mais de saisir pourquoi il y est arrivé, ou non.”

Le spectateur s’observe se faire happer dans la logique du film. Ceci en proposant une implication dans le film à l’aide d’indices, de signes et d’épreuves qu’il peut capter. Les hypothèses qu’il crée participe à l’élaboration du film et au jeu qu’Hitchcock a entrepris.

Cependant, comme Dufoing le précise, le réalisateur joue sur la dissymétrie des informations entre spectateurs et personnages ainsi que sur les stéréotypes. Les stéréotypes sont intégrés chez le spectateur et Hitchcock s’amuse à les détourner pour que qu’il se sente dupé.

Le spectateur élabore une trame scénaristique mais se retrouve floué et doit chercher comment. Il réfléchit alors aux mécanismes qui a permis sa duperie.

Hitchcock ment à ses spectateurs en leur faisant apercevoir des éléments qui les font interpréter ou mal interpréter ceux qui vont suivre. Tout ce joue dans la psychologie du personnage et du spectateur.

G V

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Site Critikat

Le site Citikat fut créé en 2004 dans le but de défendre et de promouvoir une autre idée du cinéma. Il a pour volonté d’en explorer toutes les richesses telles que l’émergence de nouveaux réalisateurs mais aussi les plus anciens, les grands noms du cinéma qui ont su s’imposer dans le 7ème art. Critikat se situe au croisement du cinéma d’hier et d’aujourd’hui et a pour but de faire entendre une nouvelle voix dans le domaine de la critique française. Il propose ainsi des dossiers sur une multitude de films et de réalisateurs.

Tous les mercredi Critikat pose un regard inédit sur les sorties en salles de la semaine, avec la volonté de valoriser les cinéastes de tous horizons confondus, allant des petits films aux œuvres avec des budgets plus conséquents. L’ambition des rédacteurs du site est de mettre en avant les auteurs aux univers personnels et singuliers.

Critikat c’est également la possibilité de comprendre le cinéma contemporain en explorant celui du passé. De cette volonté pédagogique se dégage une ligne éditorial qui favorise les reprises, les rétrospectives, les carrières de cinéastes majeurs en proposant des critiques, des dossiers qui exposent et analysent. C’est a travers plusieurs rubriques telles que critiques, interview, analyses, festivals que le site propose aux internautes un contenu des plus ou moins riche en matière de cinéma. L’interface est simple et en parfait accord avec le sujet. Les rubriques sont exposées en tête de site dans un graphisme rappelant une pellicule. Sur le côté gauche un menu principal propose le film de la semaine, les critiques de la semaine, les films à l’affiche. L’actualité cinématographique est donc au rendez-vous.

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Dans le cadre de notre travail nous tenterons d’apporter un regard critique surle dossier consacré à Fenêtre sur cour réalisé par Alfred Hitchcock en 1954. Il est d’ailleurs étant donnant que l’auteur, Romain Genissel, ne mentionne pas la date de réalisation dans le dossier. On ressent clairement chez l’auteur cette volonté de dresser une analyse du film, d’en exposer les enjeux et non d’apporter un simple résumé.

Selon lui Fenêtre sur cour constitue le manifeste d’un art exploitant toutes les possibilités visuelles offertes par le médium. Le film entraîne également à la réflexion sur les rapports pervers d’un spectateur envers son objet.

Dans cette analyse l’auteur résume le film à une formule théorisé par Claude Chabrol et Eric Rohmer, jeunes cinéphiles naissants qui deviendront les grands représentants de la Nouvelle Vague cinématographique dans les années 60. Selon eux le film reposerait sur sur ce principe : « Un homme regarde et attend, pendant que nous regardons cet homme et attendons ce qu’il attend. »

Ce principe est d’autant plus vrai car le cadre du film se limite à une cour d’immeuble de Greenwich Village. Le film se déroule dans ce seul et même espace, en huit-clos. L’auteur évoque ce système d’observation sur lequel Hitchcock a entièrement construit son film. La façade du bâtiment d’en face sera vue à travers le regard du photographe mais aussi à travers les visions subjectives de caméra. Le spectateur navigue alors entre deux sphères, une public et une privée mais aussi entre deux éléments, l’objet et le sujet du regard. C’est par le montage que ces éléments vont créer une véritable relation visuelle. L’auteur évoque le célèbre Koulechov avec son fondamental système de montage. Hitchcock met donc en place un réseau visuel de regard grâce au système du montage.

L’auteur évoque également le droit de regard qui est offert au spectateur. Ce regard est alors identifié à un voyeur. C’est par ce mécanisme du voyeurisme que le spectateur est autorisé à s’immiscer dans la sphère privé. Le spectateur du film est ainsi amené à traquer le processus de Jeff qui le poussent à espionner les personnages autours de lui tels que Lisa Fremont, amante de Jeff mais aussi Stella, l’infirmière. L’auteur utilise le terme de gymnastique de voyeurisme qui caractérise parfaitement le système visuel du film. Lors de ses promenades oculaires le personnage principal, Jeff se focalise plus en détail sur le couple Thorwald dont une dispute a mystérieusement conduit la femme à disparaître et le mari à adopter un comportement des plus suspects. C’est à ce moment que Jeff va se transformer en enquêteur et imaginer un scénario des plus redoutable.

Selon l’auteur, c’est à travers cette enquête que Hitchcock va façonner tout le dispositif et la forme de son fameux suspense. La tension dramatique du film intervient lorsque Jeff saisie sont appareil photographique de manière pulsionnelle. C’est par le montage alterné que Hitchcock parvient à installer ce climat de suspense dans Fenêtre sur cour. Ce découpage à l’image annonce le procédé en split-screen que démocratisera Brian De Palma, sous forme d’hommage évident à Hitchcock dans tous ses autres films à l’esthétique manipulatrice. Le spectateur est ainsi victime d’une peur suspendue par le montage. Ce moment d’insécurité, l’auteur le qualifie de « suspense ». C’est en dirigeant le spectateur que Hitchcock manipule son public. C’est quand la dépense émotionnelle, autrement dit la terreur, parvient à son maximum qu’on atteint le sommet extatique du film.

C’est à travers ce dossier sur Fenêtre sur cour proposé par le site Critikat que Romain Genissel parvient à nous poser les enjeux principaux du film en apportant une analyse sur tout le système visuel du film mais aussi sur ce fameux suspense qu’instaure Hitchcock et la façon dont il dirige le spectateur par l’émotion qu’il suscite chez lui. 

M.L

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site OpenEdition Books

Les dernières lignes de l’article précédent (sur le périodique 1895) laissaient en suspens une possible définition du suspense qui invoquait un temps particulier, « une mise sous tension du temps filmique ». Nous vous proposons par le biais d’un ouvrage numérisé par OpenEdition BooksJacques Tourneur, les figures de la peur, de développer les enjeux de l’édition numérique et de l’expérience temporelle initiée par Hitchcock.

 
Si nous avons récemment évoqué Revue.org, OpenEdition Books est également une plateforme du portail OpenEdition spécialisée dans les livres de sciences humaines et sociales. Ce site a ainsi pour ambition de constituer une bibliothèque internationale pour les humanités numériques. La plateforme, inaugurée en février 2013, est donc très jeune mais compte diffuser 1000 livres à l’été 2013 et enrichir la collection de 2000 ouvrages par an. Si la moitié des ouvrages sont en libre accès, OpenEdition Books encourage les éditeurs à développer la gratuité sur le long terme. En effet, conjuguer l’accès payant aux ouvrages venant d’être publiés et les rendre accessibles gratuitement par la suite est une des solutions possibles pour assurer le mouvement de la numérisation tout en préservant l’économie de l’édition. La plateforme valorise la production écrite dans diverses langues, afin comme il l’annonce, de « comprendre le monde dans toutes les langues ». L’interface, relativement sobre et plaisante, permet une recherche qui porte à la fois sur les ouvrages par auteur, éditeur, catégorie, discipline ou langue ainsi que sur leurs chapitres. Les ouvrages sont consultables sur l’espace propre de l’éditeur, les Presses universitaires de Rennes en ce qui nous concerne.
 
OpenEdition Books a ainsi numérisé l’ouvrage, Jacques Tourneur, les figures de la peur, écrit par Frank Lafond en 2007 et, nous le rappelons, édité par les Presses universitaires de Rennes. La plateforme permet une recherche de mots-clés dans le texte et un sommaire propose une lecture par chapitre qui se révèle très pratique. En conjuguant la recherche et le sommaire, nous pouvons rapidement trouver le contenu souhaité dans l’ouvrage. Nous nous intéresserons au chapitre III, « Effets pathétiques », et plus particulièrement à la sous-partie « Suspense et surprise ». Il rappelle tout d’abord la distinction fondamentale (que nous avons évoqué dans un article précédent) que fait Hitchcock entre le suspense et la surprise dans son essai de 1949 intitulé The Enjoyment of Fear. S’il ne dénigre aucune des deux catégories de la peur, le cinéaste analyse pourtant leur rapport différent au temps. Il explique que l’expérience de la surprise se fait par définition dans l’immédiateté, comme l’expression « tout à coup » le révèle. Au contraire, le suspense est une expérience de « l’écoulement du temps », selon l’expression de l’auteur, d’un temps continu qui subit une montée en puissance. En somme, la surprise est un phénomène de l’instant tandis que le suspense résulte dans cette partie du temps qui précède l’action ; d’où précisément l’intérêt d’une forme de dilatation du temps qu’opère le réalisateur. Par exemple, le suspense se forme dans la minute qui précède le meurtre de Marion Crane, sous sa douche, dans Psychose, et non dans la violence que lui assène le meurtrier schizophrénique.
 
R.V
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Site 1895

Jusqu’à maintenant, nos articles traitaient souvent de l’acmé des films hitchcockiens mais les premiers instants en sont-ils moins importants ? C’est la question que nous nous poserons à travers l’article « Saul Bass et Alfred Hitchcock : trois mariages et un enterrement », publié par 1895, qui analyse l’enjeu du générique chez Hitchcock, et plus particulièrement au sein de Sueurs Froides et Psychose.

extrait du générique de Sueurs Froides par Saul Bass

photogramme du générique de Sueurs Froides

1895 est un périodique tri-annuel publié par l’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma, et est ainsi exclusivement consacré à cette discipline. Le périodique, dont le titre réfère à l’année conventionnelle de naissance du septième art, donne la parole tant à des auteurs de renommée qu’à de plus jeunes ; tout en gardant pour impératif le sérieux des écrits. En effet, 1895 se propose de publier des articles qui, par leur richesse et leur rigueur, ont vocation à servir de référence dans ce domaine de recherche. Le périodique paraît certes sous forme papier mais l’ensemble des numéros sont mis en ligne, d’abord via Cairn (dont l’accès est payant) puis via Revue.org, lui-même plateforme d’OpenEdition, portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales. L’article qui nous intéresse est en accès libre depuis le 1er avril 2012 (donc via Revue.org), vous pourrez ainsi aisément le consulter. 1895 a choisi de mettre en ligne ces documents sous la tutelle de ces deux grands noms en matière de numérisation. Revue.org est ainsi une plateforme de revues et livres en sciences humaines et sociales qui propose ses services à toute entité souhaitant rendre accessible librement, via ce portail numérique, un texte intégral. Aujourd’hui, cette plateforme a numérisé plus d’une dizaine de milliers de documents scientifiques.

La page d’accueil de 1895 comprend, en entête, le descriptif du site et nous éclaire donc rapidement sur les motivations de ce périodique. Les colonnes, sur les côtés gauche et droit, donnent accès à une indexation des articles par auteur et par numéro, à un moteur de recherche interne et renvoie enfin au site de l’AFRHC (Association française de recherche sur l’histoire du cinéma) ainsi qu’à Calenda, calendrier de l’actualité de la recherche dans le domaine des lettres, des sciences humaines et sociales, faisant également partie de OpenEdition. Le site 1895 parait donc résolument intégré au réseau des acteurs de la numérisation des contenus scientifiques. L’interface possède une charte graphique claire et rapidement identifiable. Cela semble mineur mais lorsque nous naviguons sur ce site ouvert sur les plateformes de OpenEdition, la charte nous permet rapidement d’identifier le site sur lequel nous sommes. En effet, les couleurs chaudes de l’interface de 1895 tranchent avec les gammes froides du portail OpenEdition.
Si notre site est en partenariat avec Revue.org, il héberge tout de même les articles ce qui facilite la consultation du contenu. Tout d’abord, 1895 propose les informations essentielles concernant le document (auteur et titre de l’article) ainsi qu’un résumé bilingue permettant une compréhension rapide du contenu. Un plan de l’article précède également le texte intégral (disponible en pdf) bénéficiant d’une numérotation des paragraphes et des normes bibliographiques. L’ensemble des informations nécessaires à un travail universitaire sont donc présentes. Finalement, le site démontre en acte la volonté de rendre accessible un contenu sérieux et utilisable dans le domaine de la recherche sur l’histoire du cinéma.
Le site propose notamment une numérisation de l’article « Saul Bass et Alfred Hitchcock : trois mariages et un enterrement », écrit par l’universitaire Jean-Pierre Berthomé et publié en version papier, en 2009, dans le numéro 57 du périodique. L’article est le lieu d’une analyse des collaborations entre le cinéaste et le graphiste, Saul Bass, pour la réalisation des génériques des films Sueurs Froides et Psychose. Après une courte biographie du publicitaire né en 1920 à New York mettant en relief les éléments récurrents de ses génériques (choix d’un motif annonciateur et d’une typographie singulière), l’auteur s’attarde sur la première commande que lui fait Hitchcock en septembre 1957.
A cette époque, le générique est marqué par le travail de Saul Bass, qui tend à en faire une section propre de l’art cinématographique ; il n’est donc pas étonnant que le cinéaste fasse appel à lui. Hitchcock, tout en lui laissant une importante liberté, aurait souhaité un générique ouvrant sur le thème d’une psychologie déformée du personnage, sur l’obsession mortelle de ce vertige amoureux qu’est le film Sueurs Froides (Vertigo en version originale). Saul Bass utilise des prises de vues réelles d’un visage féminin de plus en plus subordonnée aux motifs abstraits et spiralées qui emplissent l’écran. Ces motifs ainsi que le titre du film naissent de l’oeil d’un visage qui n’est plus qu’apparence fantomatique face à l’hypnose, au vertige générés par les formes géométriques. Relativement simple, le générique annonce pourtant les enjeux du film d’Hitchcock: la perte de l’identité corrélée au vertige amoureux.
 Par la suite, Alfred Hitchcock fait également appel à lui pour le générique de Psychose, à une période où Saul Bass travaille de plus en plus pour la production cinématographique. A la fin de l’année 1959, le graphiste reçoit le scénario du film quelques semaines avant que le tournage ne commence. Hitchcock souhaite collaborer avec lui pour le générique mais également pour le traitement visuel des scènes de meurtre de Marion Crane, sous la douche, et du détective Arbogast. Si nous savons que Saul Bass a réalisé le storyboard de la scène de la douche, l’auteur nous explique qu’il est relativement impossible de connaître l’implication réelle du graphiste dans les différentes phases de réalisation de Psychose. Toutefois, nous savons parfaitement qu’il est l’auteur du générique. Il en réalise ici l’un de ses plus courts et sobres.
Des barres grises et régulièrement espacées, qu’elles soient horizontales ou verticales, glissent sur un fond noir sur lequel apparaît en blanc les titres du générique. Relativement simple comme nous l’avons dit, il fait pourtant preuve d’un dynamisme et, accompagnée par la musique de Hermann, génère une grande tension. En effet, les formes graphiques obéissent à un même mouvement qui, même si nous n’en captons pas le sens, semble décrire une violence de l’effacement, de la division, de la décomposition. L’auteur de l’article met en lien ce travail avec celui que fournira Bass pour la scène de meurtre où l’on retrouvera également ce motif de la fragmentation et de la destruction, ici, du corps féminin. En somme Saul Bass annonce encore une fois les mouvements à l’oeuvre dans le film d’Hitchcock, c’est-à-dire cette violence meurtrière d’un personnage divisée entre sa personnalité et celle de sa mère.
En conclusion, cet article publié par 1895 permet de traiter de la question du générique dans le cinéma hitchcockien. Les collaborations entre Hitchcock et ce grand nom du graphisme, Saul Bass, révèlent l’importance qu’il devait accorder à cette partie du film qui mêle, par définition, traitement visuel et graphique. Les réalisations de Bass ont tendu, à son époque, à opérer une reconsidération artistique de cette section cinématographique. Ce dernier fait ainsi des premières minutes de Sueurs Froides et Psychose le lieu de l’annonce des enjeux filmiques et scénaristiques, l’espace d’une mise sous tension du spectateur, d’une mise sous tension du temps filmique. « Une mise sous tension du temps filmique », cela pourrait être une définition du suspense ?
R.V
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Site Citizenpoulpe

Le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Citizenpoulpe.

Derrière ce nom qui manque quelque peu de sérieux, le site en lui même apparaît d’une bonne qualité. En effet, il propose de nombreuses critiques de films dans un aspect assez clair. La composition du site est bien agencée et permet d’aller facilement d’un article à un autre. Nous apprécierons sa relative sobriété qui permet de ne pas se retrouver confronté à de multiples annonces de publicités ou des couleurs inutilement vives qui, tout de suite, enlève de sa superbe aux études proposées.

Sur le côté droit de la page, l’auteur du site donne de l’interactivité aux internautes en proposant ses derniers critiques, des citations de films, les meilleurs commentaires ou encore un éventail de sites conseillés.

L’article qui va nous intéresser a pour sujet les Oiseaux d’Alfred Hitchcock. Il a été écrit le 6 avril 2011 par Bertrand Mathieux, qui semble être le rédacteur de la plupart des articles de Citizenpouple et donc (comme il manque à ce blog une fiche de présentation) nous pouvons supposer qu’il en est le créateur.

Il nous offre en premier lieu une fiche technique du film ainsi qu’un extrait du roman qui a inspiré ce film à Hitchcock de Daphné du Mourier. Il résume en quelques lignes l’histoire de ce film puis procédé à un historique de l’élaboration de son scénario. Hitchcock n’a en fait reprit que les grandes lignes du roman mais a gardé tout l’essence même de son histoire à savoir, dans un scénario apocalyptique, l’angoisse de l’humanité face à sa propre destruction. Il travaille sur les réactions des individus face à des situations de crises et toutes les superstitions qui peuvent naître dans les moments les plus noirs ainsi que la perte de repère ou de sentiment de sécurité. L’article est agrémenté de photographies pour illustrer ses propos

Bertrand Mathieux traite ensuite des défis techniques qu’a demandés ce film pour capter à l’écran ces fameux oiseaux, expliquant qu’Hitchcock en a utilisé des vrais, des mécaniques ou a exécuté un assemblage de plan (inventé par les studios Disney) grâce à un procédé au sodium.

L’auteur de l’article parle ensuite de l’image et de la bande son sur lesquels nous ne nous attarderons pas plus longtemps pour s’intéresser plus rapidement à ce qui fait la vrai force de l’angoisse : le découpage du film.

En effet nous apprenons qu’Hitchcock avait travaillé ses séquences et ses scènes à la seconde près et que tout était millimétré, calculé pour que tout soit montré au bon moment. Bertrand Mathieux nous détaille ensuite quelques exemples de ces montages et découpages.

Il commence par la scène où la mère du héros découvre le cadavre du fermier. L’effroi vient dans l’enchainement des plans qui alterne entre un élément ou un détail avant de revenir à chaque fois sur le visage du personnage. Puis lorsqu’elle aperçoit le cadavre, les plans sur la carcasse se font de plus en plus rapproché et délivre au spectateur la panique qui a grandi chez le personnage qui a découvert ce corps en même temps que lui. Ils sont tous deux liés dans la panique.

Ensuite Bertrand Mathieux s’attarde sur la séquence de l’apparition des oiseaux devant l’école. Ici le spectateur en sait plus long que le personnage de Mélanie Daniels car Hitchcock propose successivement des plans sur elle et sur les oiseaux qui s’amassent dans son dos, menaçant et oppressant. Le spectateur sent le danger arriver et est pris par l’angoisse de l’attente, la frustration d’être le seul à le voir et son incapacité à agir (on nous précise qu’il est dans la position d’un observateur impuissant). La montée crescendo de la musique participe aussi à ce sentiment d’oppression.

Puis l’angoisse peut aussi venir par les plans filmés d’en haut qui rappellent que le danger vient du ciel, donnant une impression de vertige.

La dernière partie de cet article concerne la scène final, lorsque le héros sort de chez lui pour récupérer la voiture et se retrouve confronté à une marée d’oiseaux devant sa maison.

L’intensité de cette scène nait de plusieurs facteurs : le caractère pictural de l’image par la lumière que Bertrand Mathieux défini de biblique, la bande son minimaliste et le caractère hypnotique de cette scène très lente (comme si le temps s’arrêtait) mais on ne peut plus intense.

Cette scène offre aussi une conclusion dans la continuité du film. Le chaos, le doute et l’incertitude sont toujours là, rien n’est révélé ce qui participe à l’incompréhension des événements et à la peur que cela peut provoquer.

G.V.

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Site Evene

Le site Evene a été conçu en 1999 pour être le média culturel interactif de référence d’un large public en quête de savoir, de sens, et d’actualité sur les loisirs culturels. De ce fait il propose un large panel (événements culturels, lieux culturels, films, livres, auteurs et célébrités, citations, chroniques historiques, quiz, photos et discussions autour de la culture). Il offre des formats courts, allant a l’essentiel. Les mises à jour y sont permanentes. L’actualité est au rendez-vous et les infos sont à jours. L’environnement graphique est agréable. Il a reçu le prix du meilleurs site Média aux Clics d’Or. Il propose un large contenu, réparti en 10 univers dont le cinema et c’est particulièrement dans cet univers que nous allons centrer nos recherches et plus particulièrement sur le célèbre réalisateur Alfred Hitchcock.

Comme nous avons pu le dire précédemment les écrits sont courts, ils vont à l’essentiel. Pour Hitchcock il propose 5 rubriques à savoir : «l’essentiel», «œuvre», «messages», «citations» et enfin «pour aller plus loin».

C’est dans la rubrique «l’essentiel» que nous pouvons trouver une biographie du réalisateur abordant les aspects les plus importants de sa vie.

L’auteur fait la distinction entre la période anglaise (avant 1939) et la période américaine (après 1941). Il retrace ainsi la vie du réalisateur en s’appuyant sur les films qui ont marqué sa carrière et qui ont annoncé la suite de l’oeuvre du cinéaste. L’auteur évoque également les entretiens avec Truffaut qui offre un nouveau regard sur l’oeuvre du cinéaste.

Il appuie le fait que Hitchcock joue avec le public dans ces films comme dans Psychose où il utilise une musique suggestive. L’auteur montre que Hitchcock sait manipuler tout le langage cinématographique.

Dans la rubrique «œuvre» nous pouvons trouver toute une bibliographie mais aussi une filmographie et enfin tous les événement culturels qui célébraient l’oeuvre du réalisateur (expositions, festivals, pièces de théâtre).

Une rubrique «messages» est ouverte aux internautes. «Si vous pouviez lui écrire, que lui diriez-vous ?» Ils peuvent ainsi laisser un commentaire et donner leurs avis. Le site s’ouvre au public et lui propose de participer en donnant son opinion.

La rubrique «citations» regroupe, comme son nom l’indique, une quinzaine de citation d’Alfred Hitchcock. C’est d’ailleurs dans cette rubrique que nous sommes venu puisez quelques citations du grand réalisateur.

Enfin, dans la rubrique «pour aller plus loin» des articles et dossiers associés sont proposés. Ils ne concernent pas forcément Hitchcock mais sont plutôt dirigés vers le cinéma en général comme celui sur le cinéma muet et l’hypnose par exemple.

Je trouve ce site culturellement intéressant. Les informations sont courtes mais vont tout de même à l’essentiel. Le site reste malgré tout un média culturel intéressant.

M.L

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Site TELERAMA

Le site Télérama.fr est une coproduction quotidienne entre la rédaction du journal et l’équipe chargé de la sphère sur le web. Télérama et Télérama.fr sont donc conçus par la même rédaction. Le site propose plusieurs rubriques comme l’actualité media/net, la télévision, la radio ou encore le cinéma. La rédaction a donc profiter de la sortie du biopic sur Alfred Hitchcock pour réaliser un article sur le célèbre réalisateur dans la rubrique cinéma.

Qu’est ce qu’un « MacGuffin » ? Comment réussir un méchant magnifique ? Qu’est ce qu’un vrai bon suspens ?

La rédaction de télérama, en collaboration avec quartes cinéastes et cinéphiles français a décidé de répondre à ces questions en concoctant un petit manuel de la frousse hitchcockienne en six chapitres. Le rédacteur Aurélien Ferenczi à pris soin d’illustrer les différents principes en insérant des vidéos dans le texte.

Le cinéma d’Hitchcock repose sur six principes :

Diriger le public.

Distinguer surprise et suspens.

Plus réussi est le méchant, plus réussit sera le film.

Filmer le faux pour accéder à la vérité émotionnelle.

Remplir la tapisserie.

Se servir du genre pour le dépasser.

C’est a travers ces six principes que les quatre cinéastes français parviennent à décrypter les codes du cinéma d’Hitchcock.

Selon eux c’est en dirigeant le public que l’ont peut amener le suspens. Il ne suffit pas de diriger les acteurs et les techniciens. Hitchcock utilise d’ailleurs cette expression : « direction de spectateurs » à propos de Psychose où il balade le public en faisant disparaître le personnage principal dans la logique de l’absurde. La direction du public est la clé de voûte du système.

Ils font la distinction entre surprise et suspens. La surprise arrive sur le moment et le suspens s’étend sur la durée. C’est en mélangeant les deux que Hitchcock parvient à balader le public et à instaurer ce climat de tension.

Ils apportent une grande importance au personnage principal. Pour réaliser un vrai film de suspens, il faut porter une grande attention à la création du méchant. Il doit être à la fois fascinant, dangereux, séduisant et terrifiant.

Enfin, selon eux, il faut filmer le faux pour accéder à la vérité émotionnelle. Il faut que l’action soit enrichie d’une foule de détails. Le cinéaste Arnaud Desplechin pense que la signature d’Alfred Hitchcock repose sur ce principe. Le but étant de se servir du genre pour le dépasser.

C’est par l’entretient d’un petit groupe de cinéaste français que la rédaction de Télérama parvient à nous proposer un manuel du cinéma d’Hitchcock en 6 leçons.

Enfin je terminerai par la citation du cinéaste Olivier Assayas :

« On a l’impression de connaître le système par coeur, comme ces disques des Beatles qu’on a trop écoutés, mais revoir les films met dans un état d’émerveillement. Notamment par la pureté du style, comme chez Vermeer ou Racine ! »

M.L

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Site ARTEFAKE

Alfred Hitchcock

Le site que nous vous proposons aujourd’hui se nomme Artefake:

Il s’agit du site internet d’une association du même nom  qui a été créée en 2004 à Dijon. Leur but est de promouvoir l’art magique. C’est à dire de faire valoir l’illusion et la magie comme une discipline artistique à part entière.

L’apparence du site est quelque peu déroutante. La banderole qui affiche le titre d’Artefake montre aussi un logo de grenouille qui peut faire douter de la crédibilité des articles proposés. Nous pouvons aussi être dérangé par  l’apparition de quelques publicités.

En parcourant seulement la page d’accueil, nous pouvons constater que le site est souvent mis à jour.

Les articles publiés sont classés en thématiques sur le côté droit. En allant sur la page de l’équipe, nous pouvons voir que les informations personnelles qu’ils transmettent sont minimes. Ils nous donnent l’adresse de l’association et la fonction des principaux fondateurs et présidents. Les liens sur les participants ne sont ensuite que des adresses e-mails pour pouvoir communiquer avec eux.

L’article qui va nous intéresser se trouve bien évidemment dans la thématique « Cinema » et, si nous n’avons pas la date de publication, nous pouvons voir qu’il a été mis à jour le 1er mars 2013 (lors de la rédaction de ce post sur notre blog).

L’auteur est Sébastien Bazou qui est aussi le Président du Bureau et le Directeur de la publication du site Artefake.com.

Sébastien Bazou présente cet article comme une longue dissertation (ou un dossier) visant à montrer l’utilisation de la grammaire de l’illusion par Hitchcock dans ses films, dans son utilisation pour l’angoisse et la terreur chez le spectateur.

Il organise sa rédaction en s’intéressant dans un premier temps à tout l’aspect visuel de l’illusion, dans un deuxième temps au rapport avec le spectateur, puis à la construction de la narration, aux outils pour la mise en œuvre et enfin à l’émotion que cela suscite chez le spectateur.

Cet article est protégé par la loi L.113-1 du Code de la propriété intellectuelle qui empêche la reproduction même partiel des éléments. Notre analyse du contenu ne fera donc que survoler ce document que nous vous invitons à lire.

Il entend dans l’aspect visuel la clarté dans le cinéma hitchcockien, c’est à dire la simplicité et la pureté avec laquelle les éléments sont montrés visuellement.  Il montre ensuite l’organisation des éléments visuels et le rapport que l’on peut avoir à la forme.

Ensuite, nous avons une autre sous partie sur Saul Bass, le graphiste qui a réalisé les génériques des films, montrant comment il arrive à synthétiser et à montrer en quelques instants la complexité du film.

Dans son approche du rapport avec le public, Sébastien Bazou parle de l’implication du spectateur. Hitchcock cherche à faire participer son public au film et de concentrer son attention. Ceci peut aussi se faire par le sentiment d’identification qu’il créé avec ses héros en écrivant des histoires qui peuvent arriver à des gens ordinaires. La participation se fait aussi car le spectateur à souvent un temps d’avance sur les protagonistes du film et donc est en capacité de savoir avant lui ce qui va éventuellement arriver. Sébastien Bazou explique ensuite tout l’art de la manipulation d’Hitchcock  sur le spectateur, des façons dont il le trompe. Hitchcock joue sur l’égarement du spectateur ou détourne son attention pour le surprendre.

Pour la construction narrative, il parle de la façon dont Hitchcock raconte son histoire. Il utilise de nombreuses fois la suggestion, c’est à dire faire penser à quelque chose plutôt que le montrer. Il montre ensuite par l’image l’amoncellement des éléments qui va en crescendo.

Lorsque Sébastien Bazou parle des outils, il traite brièvement de la technique et du placement de la caméra avant de s’intéresser au suspense. C’est à dire au travail sur l’imagination du spectateur qui va spéculer sur la suite des événements. On lui montre quelque chose à voir qui va le perturber et Hitchcock préfère cela à la surprise qui est trop simpliste à son gout. Il parle de cinéma interactif car le spectateur se sens jouer un rôle dans le film. Il y a ensuite tout un résonnement sur le cliché, c’est à dire sur la situation banale ou commune qui est tellement épris de véracité qu’elle en devient plausible. Bazou nous parle ensuite du MacGuffin. Il s’agit du prétexte pour l’histoire ou bien souvent chez Hitchcock pour un meurtre. Il montre que ce prétexte ne doit pas être si impressionnant et qu’il veut mieux le révéler au 2/3 du film pour éviter une longue et pénible explication finale.

Le dernier rapport à l’outil est sur le faux. Hitchcock joue sur le trompe l’œil et sur la relation entre ce que croit le spectateur et ce qui est. Rien n’est vraiment dans le cinéma hitchcockien ce qu’il semble être.

Enfin Sébastien Bazou parle de la création de l’émotion par des thématiques qui touchent tout le monde comme le rapport au sexe, à l’amour et la mort ainsi qu’à la peur.

Grâce à l’identification, les spectateurs vivent ces émotions et Hitchcock va encore plus loin en ne montrant souvent dans ses films, lors des dialogues, que le visage de celui qui reçoit la réponse, il filme donc la réception de l’information et les émotions que cela produit chez son personnage.

Nous pouvons regretter l’utilisation de termes familiers dans cet article qui dérange la prise au sérieux des éléments narrés. L’utilisation par exemple du diminutif « Hitch » qui semble désapproprié lorsque l’on parle d’un personnage comme celui là.

Nous sommes néanmoins rassurés sur les éléments que l’on nous explique grâce à la présence d’une large bibliographie à la fin du texte.

Le dernier élément que l’on peut apprécier est la présence de nombreux exemples illustrés par des photographies et commenté qui permettent une plus grande compréhension des propos et une mise en relation directe avec le travail plastique des films.

G.V.

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